Akhannouch : plus de 92 000 entreprises en 2025, documents réduits de 45 pour cent
Akhannouch présente les avancées gouvernementales pour faciliter l’investissement et l’activité des entreprises
Aziz Akhannouch détaille à la Chambre les réformes pro‑entreprises : -45% de pièces exigées, 22 démarches digitalisées, 92 000 sociétés créées en 2025, confirmé.
Lors de la séance plénière de la Chambre des conseillers consacrée au bilan de l’action gouvernementale, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a exposé un ensemble de mesures visant à améliorer le climat des affaires, simplifier les procédures administratives et accélérer les démarches pour les investisseurs. Le discours a mis l’accent sur la réduction des contraintes documentaires, la digitalisation de décisions administratives, la dynamique de création d’entreprises, ainsi que sur l’évolution des délais de paiement et de l’endettement des sociétés.
Réduction de 45% du volume de pièces exigées pour les porteurs de projets
Le gouvernement indique avoir réduit d’environ 45 % le nombre de documents requis auprès des porteurs de projets. Cette mesure vise à alléger les démarches initiales pour les entrepreneurs et à rationaliser les interactions entre les entreprises et l’administration. Selon le chef de l’Exécutif, la suppression et la fusion de pièces redondantes doivent diminuer les délais administratifs et faciliter la constitution des dossiers d’investissement.
Digitalisation de 22 décisions administratives liées aux permis
Parmi les actions présentées, 22 décisions administratives présentant un intérêt direct pour les investisseurs — notamment dans les domaines des permis d’exploitation et de construction — ont été digitalisées et accélérées. La digitalisation concerne l’ensemble du traitement administratif afin de réduire les temps de délivrance et d’améliorer la traçabilité des demandes. L’objectif affiché est de rendre ces procédures plus prévisibles et plus rapides pour les opérateurs économiques.
Création record de 92 000 sociétés en 2025
Le gouvernement a souligné l’impact de ces réformes sur la dynamique entrepreneuriale : plus de 92 000 sociétés ont été créées en 2025, un chiffre qualifié de record par rapport aux années précédentes. Ce niveau d’enregistrement, présenté comme le fruit des efforts de simplification et d’un meilleur accompagnement des porteurs de projets, traduit une reprise de l’initiative privée et un regain d’attractivité pour la création d’entreprises.
Respect des délais de paiement et effets sur la trésorerie des entreprises
Sur la question des délais de paiement, les réformes de la loi relatives aux pratiques commerciales et aux mécanismes de règlement ont produit des résultats tangibles : près de 70 % des entreprises respecteraient désormais les délais légaux de paiement. L’exécutif a mis en avant cette amélioration comme un élément crucial pour la trésorerie des petites et moyennes entreprises, qui dépend fortement de la régularité des paiements pour maintenir leur activité.
Baisse de l’endettement des entreprises : de 373 à 315 milliards de dirhams
Autre point souligné lors de la séance : la diminution de la dette des entreprises, évaluée à environ 315 milliards de dirhams contre 373 milliards auparavant. Le gouvernement attribue cette baisse aux réformes mises en œuvre et à un renforcement de la confiance entre les acteurs économiques. L’exécutif a présenté ces chiffres comme indicateurs d’une amélioration de la santé financière du tissu productif national.
Les annonces formulées à la Chambre des conseillers mettent en évidence une stratégie centrée sur la simplification administrative, la modernisation des services publics et la stabilisation des conditions de paiement. Les effets à court terme affichés — accélération des démarches, hausse des créations d’entreprises et réduction de l’endettement — devront toutefois être observés de manière continue pour confirmer leur pérennité. Les acteurs économiques et les investisseurs attendent désormais la mise en œuvre concrète et l’évaluation indépendante de ces mesures pour juger de leur impact durable sur le climat des affaires et sur la compétitivité du pays.
Au terme de la séance, le gouvernement a insisté sur la continuité des efforts de réforme et sur la coordination entre les administrations pour maintenir la trajectoire de simplification. La progression signalée par les indicateurs cités vise à soutenir la relance de l’investissement privé, à améliorer la stabilité financière des entreprises et à renforcer l’attractivité du cadre économique national.