alerte sur les ateliers clandestins d’oléiculture menaçant la santé publique
Dans un communiqué cité par Al Ahdath Al Maghribial’Observatoire dénonce la multiplication de ces ateliers qui fonctionnent sans autorisation, en violation des normes sanitaires et légales, mettant en danger la santé des consommateurs. Selon les rapports des inspecteurs de l’Observatoire qui ont effectué une mission de contrôle sur le terrain, ces unités, installées dans des entrepôts et des caves sombres, n’ont obtenu aucune autorisation de l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONSSA).
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Ces ateliers clandestins sont concentrés dans des régions comme le site d’Akrach, les environs de Fès, Sefrou et Taza, ou encore dans les zones de Sidi Kacem, Sidi Slimane, Médiouna, Dar Bouazza et Nouaceur. Les inspecteurs de l’OMPC ont constaté dans ces unités l’utilisation de conservateurs chimiques et de colorants d’origine inconnue et le recyclage des olives pourries. Quant à l’harissa, sa préparation serait réalisée à partir de piments pourris et d’huiles usagées, sans aucun respect des conditions élémentaires de stérilisation et d’hygiène.
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Face à cette situation qui menace la santé publique, l’OMPC lance un appel aux autorités compétentes pour fermer ces « tanières », saisir et détruire tous les matériels suspects. L’Observatoire appelle également à des poursuites judiciaires contre tous les acteurs impliqués dans ces activités illégales et à un durcissement des sanctions. Elle appelle également les citoyens à être vigilants et à signaler tout produit d’origine douteuse ou présenté dans des conditions insalubres.