Anniversaire du crash du Boeing 787 d’Air India à Ahmedabad 260 morts rapport attendu
Crash du Boeing d’Air India près d’Ahmedabad : premières commémorations, enquête toujours en suspens
Premier anniversaire du crash du Boeing d’Air India le 13 juin 2025 : familles en deuil à Ahmedabad, rapport intérimaire attendu et enquête sur la coupure de carburant en cours.
Le 13 juin 2025, un Boeing 787 Dreamliner d’Air India s’est écrasé quelques minutes après son décollage de l’aéroport international de Sardar Vallabhbhai Patel à Ahmedabad, provoquant la mort de 260 personnes. À l’occasion du premier anniversaire de la catastrophe, le 13 juin 2026, des familles des victimes se sont rassemblées près du lieu de l’accident pour commémorer les disparus et réclamer des réponses sur les causes exactes de la chute. Les proches attendent en particulier la publication d’un rapport intérimaire qui, selon les règles internationales, doit être diffusé si l’enquête ne peut être close dans l’année suivant l’accident.
Rassemblement des familles et commémoration
Le 13 juin 2026, des proches des victimes se sont réunis sur le site du crash et dans des salles proches d’Ahmedabad pour des cérémonies et une conférence organisée par des avocats et des experts en sécurité aérienne. Une veillée aux chandelles a été annoncée en fin de journée. Les familles ont exprimé leur frustration face au rythme de l’enquête et au manque d’informations finales sur les causes exactes de l’accident, y compris sur les raisons pour lesquelles l’alimentation en carburant des moteurs a été interrompue peu avant le drame.
Chronologie de l’accident
Le vol AI171, à destination de Londres Gatwick, avait décollé de l’aéroport d’Ahmedabad et, selon les enregistrements de suivi, avait atteint une altitude d’environ 625 pieds (190 mètres) avant que le signal ne soit perdu quelques secondes après le départ. Une communication Mayday a été émise par l’équipage immédiatement avant la coupure des transmissions. L’appareil s’est écrasé sur une auberge universitaire dans le quartier résidentiel de Meghani Nagar, à proximité de l’aérodrome, entraînant un important bilan humain et matériel dans une zone densément peuplée.
Bilan humain et survivant
Sur les 242 personnes à bord, 241 ont péri; 19 personnes au sol ont également trouvé la mort, portant le total des victimes à 260. Le seul survivant identifié est Vishwash Kumar Ramesh, qui a été hospitalisé après l’accident. Des dizaines de personnes situées aux abords du crash ont été blessées. Des démarches de compensation ont été signalées pour le survivant, mais il reste incertain si des paiements comparables ont été versés à l’ensemble des familles des victimes. Les proches continuent de réclamer des informations claires et des mesures de soutien durable.
Conclusions du rapport préliminaire
Un rapport préliminaire de l’autorité d’enquête indienne, publié un mois après l’accident, a indiqué que l’alimentation en carburant des moteurs avait été interrompue quelques instants avant la perte de contrôle de l’appareil. Le document a inclus des extraits de la conversation de cockpit qui ont suscité des interrogations et des théories, notamment autour d’une possible manœuvre volontaire. Le rapport n’a cependant pas établi de conclusion définitive sur la cause de la coupure de carburant et n’a formulé aucune recommandation de sécurité ciblée à l’attention du constructeur de l’avion ou du motoriste, ce qui a alimenté la controverse parmi les familles et certains syndicats professionnels.
Progrès de l’enquête et points de friction
Les enquêteurs ont mené des analyses supplémentaires, notamment des tests moteurs et des examens d’unités de gestion moteur, et ont partagé des éléments d’analyse technique avec des homologues étrangers pour expertise. Ces procédures ont retardé la finalisation du rapport, et il est prévu, en l’absence de conclusion définitive, qu’un rapport intérimaire soit publié à l’anniversaire de l’accident. Des organisations professionnelles, dont la fédération des pilotes, ont demandé un accès élargi aux données techniques et une évaluation exhaustive des éléments susceptibles d’écarter l’hypothèse d’une action volontaire du pilote. Parallèlement, des procédures judiciaires ont été engagées par des proches pour demander des enquêtes indépendantes sur des causes possibles autres que l’action délibérée d’un membre d’équipage.
Les autorités d’enquête insistent sur la nécessité de compléter l’analyse technique avant de rendre un jugement définitif. Les familles, elles, redoutent que la publication d’un seul rapport intérimaire, sans conclusion finale, alimente la spéculation et ne réponde pas à leurs attentes de transparence et de responsabilité. Les questions restantes incluent la chronologie précise des actions en cockpit, la performance des systèmes moteurs et la nature des procédures opératoires suivies pendant la phase critique du décollage.
Cet anniversaire met en lumière l’impact durable de la catastrophe sur les victimes et leurs proches, ainsi que les tensions entre la nécessité d’une enquête technique approfondie et l’exigence publique de réponses claires. Les autorités ont indiqué que la priorité reste d’établir les faits de manière rigoureuse afin d’éviter de tirer des conclusions hâtives et de formuler, le cas échéant, des recommandations permettant d’améliorer la sécurité aérienne à l’avenir.