Assassinat d’Ali Larijani par Israël n’affaiblira pas la direction iranienne selon Araghchi
Israël tue Ali Larijani : l’Iran affirme que sa direction restera intacte, selon le ministre des Affaires étrangères
L’assassinat d’Ali Larijani, figure politique influente, a été confirmé mercredi 18 mars 2026 ; le ministère iranien assure que les institutions nationales tiendront face aux frappes et aux pertes.
L’assassinat d’Ali Larijani, 67 ans, dans une attaque lundi soir, a été confirmé par Téhéran mercredi matin. Le ministre des Affaires étrangères iranien a déclaré que la disparition d’un dirigeant, même d’importance, ne sonnera pas le glas de l’appareil politique du pays, insistant sur la continuité des institutions et la capacité du système à désigner rapidement des successeurs.
Réplique officielle d’Iran après l’assassinat
Le ministre des Affaires étrangères a pris la parole après l’annonce officielle des pertes. Il a rappelé que la République islamique dispose d’une structure politique, économique et sociale solide, et que « la présence ou l’absence d’un seul individu n’affecte pas cette structure ». Il a ajouté que, si des dirigeants étaient tués, d’autres prendraient leurs responsabilités, citant l’exemple d’un remplacement rapide après la mort du chef de l’État.
Chronologie des attaques et pertes majeures
Les frappes initiales qui ont marqué le début de la campagne américano-israélienne ont provoqué la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, le 28 février 2026. Depuis, plusieurs hauts responsables ont été ciblés : Ali Larijani a été tué lors d’une attaque survenue le lundi 16 mars 2026, dont la confirmation est intervenue le mercredi 18 mars 2026. Les autorités ont également annoncé la mort du général de brigade Gholamreza Soleimani, chef des forces Basij, confirmée le mardi 17 mars 2026.
Portraits des responsables éliminés
Ali Larijani, âgé de 67 ans, était considéré comme un proche conseiller du défunt guide suprême et comme un interlocuteur influent auprès de la nouvelle direction incarnée par Mojtaba Khamenei. Gholamreza Soleimani dirigeait depuis plusieurs années les forces du Basij, formation paramilitaire intégrée au Corps des Gardiens de la Révolution, et avait été présenté comme un acteur central de la riposte envisagée par Téhéran. Leur élimination marque la disparition de deux personnalités-clés de la chaîne de commandement iranienne.
Interprétations stratégiques et risques d’escalade
Le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé que l’Iran ne cherchait pas l’escalade et a imputé la responsabilité du conflit aux États-Unis, les tenant pour responsables des conséquences humaines et financières dans la région et au-delà. Des observateurs avertissent cependant que la pratique d’assassinats ciblés peut modifier progressivement l’équilibre stratégique : des pertes répétées dans les rangs dirigeants peuvent conduire à des ruptures fonctionnelles et à des réactions imprévisibles, même si le système institutionnel paraît robuste à court terme.
Réponses militaires et attentes de riposte
Le décès de hauts responsables a renforcé les appels au sein de l’appareil sécuritaire iranien à une réaction coordonnée. Les forces internes, y compris des unités paramilitaires, sont surveillées comme potentielles pièces majeures d’une réponse opérationnelle. Les autorités ont indiqué que les structures de commandement continueraient de fonctionner et que des remplacements seraient effectués pour maintenir la continuité commandement-politique.
Impact diplomatique et responsabilité internationale
Le ministre des Affaires étrangères a insisté sur la nécessité de tenir les États-Unis pour responsables de l’ouverture du conflit et de ses retombées. Sur le plan diplomatique, la série d’assassinats et les frappes aériennes ont complexifié toute possibilité de négociation immédiate, en durcissant les positions et en multipliant les revendications de représailles. Les alliés et partenaires régionaux surveillent la situation, conscients que toute nouvelle phase d’affrontement pourrait entraîner des conséquences humanitaires et économiques étendues.
L’exécution de responsables de haut rang a transformé la nature de la confrontation, accentuant la polarisation et rendant plus incertaine toute piste de désescalade à court terme. Les autorités iraniennes insistent sur la résilience de leurs institutions, mais la répétition des pertes place la région devant un risque accru d’escalade incontrôlée.