Attaque à l’aéroport de Niamey Diori Hamani : 11 soldats, 2 civils, 22 assaillants tués
Attaque contre l’aéroport de Niamey : 11 soldats, 2 civils et 22 assaillants tués lors d’un assaut
Attaque meurtrière à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey : 11 militaires et 2 civils tués, 22 assaillants neutralisés; une vingtaine de suspects interpellés.
Une attaque menée tôt le matin contre le complexe aéroportuaire Diori Hamani, qui abrite à la fois le terminal civil et une base aérienne militaire, a provoqué de lourdes pertes humaines et un important déploiement militaire à Niamey. Le ministère de la Défense a fait état de 11 soldats et deux civils tués, tandis que 22 assaillants ont été tués et près de vingt personnes arrêtées au cours des opérations. L’assaut, déclenché aux alentours de 6h00 locales (05h00 GMT), a donné lieu à plusieurs heures d’échanges de tirs avant que la situation ne se stabilise en milieu de journée.
Bilan humain et blessés
Le ministère a communiqué un bilan précis : 11 militaires et deux civils décédés, 22 assaillants éliminés et une vingtaine de suspects placés en garde à vue. Le communiqué signale également quatre blessés parmi les forces de sécurité selon un bilan initial. Les autorités continuent les vérifications afin d’identifier formellement les victimes et les personnes interpellées, et précisent que des opérations de ratissage sont toujours en cours autour du site.
Déroulé de l’attaque
L’assaut a débuté tôt le matin lorsque plusieurs hommes armés sont arrivés à proximité d’un point de contrôle du complexe aéroportuaire. Les assaillants, qui se seraient approchés en taxi, ont affronté une résistance immédiate des forces de sécurité. Des échanges de tirs intenses ont duré plusieurs heures, accompagnés de tirs d’artillerie selon des témoignages locaux. Des opérations de ratissage et de sécurisation se sont poursuivies après la phase la plus violente, avec des tirs sporadiques signalés en fin de matinée.
Situation opérationnelle de l’aéroport
Le ministère a indiqué qu’une opération à grande échelle avait été lancée pour reprendre et maintenir le contrôle du site. Malgré l’attaque, les autorités ont affirmé que l’aéroport était sécurisé et restait ouvert au trafic aérien pendant et après l’intervention. Les forces militaires ont étendu le périmètre de sécurité, procédé à des fouilles et renforcé les points de contrôle autour du terminal et de la base aérienne située en vis‑à‑vis du terminal civil.
Antécédent récent et revendications
Le complexe avait déjà été la cible d’un assaut majeur le 29 janvier, revendiqué par la filiale régionale de l’État islamique (EIIL). Lors de cette attaque antérieure, vingt combattants ont été tués et plusieurs soldats blessés selon les autorités. L’incident de ce jeudi s’inscrit dans un contexte de menaces récurrentes dans la région du Sahel, où les forces locales et étrangères mènent des opérations contre divers groupes armés.
Mesures de sécurité prises autour de l’aéroport
Ces dernières semaines, les autorités ont intensifié les mesures de sécurité autour de l’aéroport : démolition d’habitations construites illégalement proches du périmètre, extension des clôtures et installation de plus de 350 caméras de surveillance à l’intérieur et à l’extérieur du site. Les démolitions avaient été présentées par l’État comme une réponse à un risque d’infiltration armée depuis les bidonvilles adjacents. Les renforts de sécurité ont visé à réduire la vulnérabilité des infrastructures jugées stratégiques.
Enjeux stratégiques et risques environnementaux
L’aéroport de Niamey constitue un site stratégique majeur : il abrite des forces antiterroristes régionales, des détachements militaires étrangers et des unités de drones impliquées dans des opérations contre les groupes armés. Des stocks sensibles, notamment d’uranium destinés à l’exportation, sont également entreposés dans des installations associées au site, ce qui augmente les risques en cas d’attaque réussie. Les autorités ont souligné la nécessité de protéger ces infrastructures pour éviter des conséquences sécuritaires et environnementales graves.
Les autorités poursuivent les opérations de sécurisation et les enquêtes pour déterminer l’identité des assaillants, leurs modalités d’approvisionnement et d’organisation, ainsi que d’éventuels complices. Les forces de sécurité ont indiqué que des contrôles renforcés resteraient en place autour du complexe aéroportuaire tant que la menace ne serait pas jugée définitivement écartée.