Auctions immobilières qui cachent des drames familiaux
Les publicités publicitaires pour l’immobilier saisies et vendues à bas prix se multiplient sur les réseaux sociaux au Maroc. Présentées comme des opportunités lucratives sous des titres accrocheurs, ces ventes cachent une réalité sociale complexe, marquée par une augmentation des défauts de paiement sur les prêts immobiliers.
Ces enchères sont organisées par des banques et des sociétés de financement pour vendre la propriété des propriétaires qui ne pouvaient pas honorer leurs délais. Selon les données non officielles, le nombre de fichiers d’entrée a considérablement augmenté ces dernières années, en particulier en conséquence des difficultés économiques post-pandemiques qui ont affecté des milliers de ménages.
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La conseillère juridique Sanaa Mosleh se souvient, avec Rue20que si la loi marocaine autorise un créancier à saisir les biens d’un débiteur, le processus soulève des questions de justice sociale. Elle souligne que, dans un contexte de faiblesse des mécanismes de médiation bancaire, “de nombreuses familles se retrouvent dans la rue en raison d’un simple retard de paiement”.
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Le danger, selon MSLeh, réside dans l’émergence d’un “marché parallèle” qui exploite ces situations de détresse. Elle critique la promotion de ces «opportunités de saisie» sur Internet en tant qu’affaires commerciales simples », sans le moindre respect pour la dimension éthique ou sociale», transformant ainsi les drames familiaux en produits d’appel pour les investisseurs.