BAD publie le rapport d’évaluation de la phase 2 du PGRCC au Maroc
La Banque africaine de développement publie l’évaluation de la phase 2 du PGRCC au Maroc
La BAD publie l’évaluation de la phase 2 du PGRCC au Maroc, dressant le bilan des progrès en gouvernance économique et en résilience climatique durable.
La Banque africaine de développement (BAD) a rendu public, le 18 mai 2026, le rapport d’évaluation de la phase 2 du Programme d’appui à la gouvernance économique et à la résilience au changement climatique (PGRCC) du Maroc, lancé début décembre 2025. Le document passe en revue les résultats atteints au cours des premiers mois d’exécution, identifie les obstacles rencontrés et formule des recommandations opérationnelles pour améliorer l’impact du programme sur la gouvernance économique et la capacité du pays à faire face aux chocs climatiques.
Cadre et objectifs du PGRCC
Le PGRCC a été conçu pour consolider les mécanismes de gouvernance économique tout en finançant des mesures d’adaptation et d’atténuation du changement climatique. La phase 2 vise à étendre les interventions initiales par des actions ciblées sur la gestion budgétaire, la transparence des investissements publics, la résilience des infrastructures et le soutien aux secteurs vulnérables. L’évaluation publiée par la BAD expose les indicateurs retenus pour mesurer la performance et précise les calendriers d’exécution liés aux composantes financières et techniques.
Principales conclusions de l’évaluation
L’évaluation note des progrès significatifs dans la mise en place d’outils de pilotage budgétaire et dans la formalisation de procédures visant à accroître la transparence des dépenses publiques. Des avancées ont également été observées dans le renforcement des capacités institutionnelles au niveau central et local. Toutefois, le rapport souligne des retards sur certaines composantes d’investissement et signale des lacunes opérationnelles, notamment en matière de coordination interinstitutions et de mobilisation rapide des financements complémentaires.
Impact attendu sur la gouvernance économique
Selon l’analyse, l’amélioration des systèmes de gestion financière et de suivi budgétaire devrait contribuer à une allocation plus efficiente des ressources publiques. Le rapport met en avant l’importance d’intégrer la dimension climatique dans les décisions budgétaires afin de garantir la durabilité des politiques publiques. Les experts de la BAD recommandent le déploiement d’un cadre de suivi harmonisé et l’élargissement des formations pour les responsables locaux afin d’assurer la pérennité des réformes.
Actions de résilience climatique mises en œuvre
La phase 2 du PGRCC a soutenu des actions concrètes telles que la réhabilitation d’infrastructures sensibles aux risques hydrométéorologiques, des programmes pilotes d’irrigation efficiente et des dispositifs d’alerte précoce. L’évaluation note que ces interventions commencent à réduire la vulnérabilité de populations clés, même si leur échelle reste, à ce stade, insuffisante pour répondre à l’ampleur des risques identifiés. Le rapport préconise d’accélérer le passage de projets pilotes à des programmes à grande échelle, tout en renforçant les partenariats public-privé.
Contraintes opérationnelles et financières identifiées
Parmi les principaux obstacles figurent des contraintes administratives ralentissant les procédures d’approbation, des capacités techniques limitées au niveau local et une disponibilité de ressources additionnelles encore insuffisante. Le rapport recommande des mesures pour simplifier les procédures, améliorer la planification pluriannuelle et sécuriser des financements complémentaires, y compris via des mécanismes innovants de financement climatique. La BAD insiste sur la nécessité d’un suivi rapproché pour corriger rapidement les écarts de mise en œuvre.
Recommandations et prochaines étapes
La BAD propose un ensemble de recommandations pratiques : renforcer la gouvernance interinstitutionnelle, systématiser l’évaluation d’impact climatique des projets publics, accroître l’effort de formation des acteurs locaux, et établir des mécanismes de financement complémentaires. Le rapport appelle également à une communication transparente des résultats pour maintenir l’adhésion des parties prenantes et faciliter la mobilisation de ressources externes. La mise en œuvre de ces recommandations sera déterminante pour le succès de la phase 2 et pour la préparation d’éventuelles phases futures du programme.
Le rapport d’évaluation, publié le 18 mai 2026, offre un diagnostic utile et des pistes opérationnelles pour améliorer l’efficacité du PGRCC. Si les avancées institutionnelles sont soulignées, la BAD rappelle que le passage à une mise en œuvre à grande échelle et la sécurisation de financements complémentaires restent des priorités pour transformer les résultats initiaux en gains durables pour la gouvernance économique et la résilience climatique du Maroc.