Badiss Bajjou, fugitif français, jugé au Maroc pour plusieurs crimes violents
Considéré comme l’un des fugitifs français les plus recherchés, Badiss Bajjou attendu pour procès au Maroc
Le jeune Badiss Bajjou, un fugitif franco-marocain de 25 ans, a été arrêté au Maroc et attend désormais son procès pour plusieurs crimes graves commis en France.
Arrestation au Maroc
Bajjou a été interpellé au début de l’été 2025, après qu’une dénonciation a été faite auprès des autorités marocaines. Son arrestation a été marquée par un refus explicite du Maroc de l’extrader vers la France, en raison de sa double nationalité. Ce choix a porté le dossier devant la justice locale, qui a pris en charge son traitement.
Procès imminent
Une ordonnance rendue en décembre dernier prévoit que Bajjou soit jugé pour trois affaires distinctes, toutes datant de l’été 2023. Selon des rapports judiciaires, le suspect a nié avec véhémence les accusations portées contre lui lors des interrogatoires. Ce refus de coopérer laisse planer un flou quant à son futur légal.
Accusations graves
Les charges retenues contre Bajjou incluent une tentative d’assassinat dans les Yvelines ainsi que deux enlèvements ultraviolents. L’affaire la plus saisissante implique l’enlèvement d’un père d’un influenceur, pour lequel une rançon de 1,7 million d’euros avait été demandée. Des échanges menaçants, envoyés par Bajjou depuis l’étranger, ont été révélés, illustrant la nature alarmante de ses activités criminelles.
Méthodes criminelles inquiétantes
Dans le cadre de ce dossier, un message effrayant a été envoyé à la cible, stipulant : « En 5 minutes, une dette (sic) qui saute… Répondez immédiatement… Tic tac… ». Ce type de communication souligne le niveau de pression exercé sur les victimes dans le cadre de ces kidnappings. Un incident similaire a également eu lieu à Élancourt, où la mère d’un investisseur aurait été prise en otage, avec un paiement final de 30 000 dollars.
Liens avec d’autres crimes
Les activités de Bajjou ne se limitent pas uniquement aux faits exposés. Son implication semble également s’étendre à d’autres crimes notables, notamment un enlèvement qui a eu lieu au début de 2025 dans le Cher. Ce cas a été marqué par la victime, le cofondateur de la société Ledger, qui a subi l’amputation d’un doigt. Cet acte violent aurait été commandé depuis une prison française par un complice présumé de Bajjou.
Augmentation des enlèvements numériques
La France connaît ces dernières années une flambée des kidnappings numériques, avec plus de quarante cas recensés par les enquêteurs entre la mi-2023 et la fin de 2025. Ce phénomène inquiétant est associé à un réseau de criminels cherchant à tirer profit de la vulnérabilité des ressortissants français et étrangers.
Attente et répercussions
Alors que Bajjou attend son procès, les répercussions de ses actes s’étendent bien au-delà de son arrestation. Les autorités marocaines et françaises se penchent sérieusement sur les implications d’un acte criminel qui touche à la fois des réseaux d’influenceurs et des entreprises de haute technologie. La complexité du dossier souligne la nécessité d’une collaboration efficace entre les forces de l’ordre internationales pour lutter contre ces crimes transnationaux.
La suite de cette affaire devrait apporter un éclairage supplémentaire sur l’impact de ces actions criminelles tant au niveau national qu’international. Les témoins au procès et les nouvelles preuves qui pourraient émerger promettent de maintenir l’attention du public sur ce dossier préoccupant.