Bank Al-Maghrib et le ministère de l’Agriculture signent une convention d’échange de données
Bank Al‑Maghrib et le ministère de l’Agriculture signent un accord de partage de données pour renforcer statistiques et décisions publiques
Bank Al‑Maghrib et le ministère de l’Agriculture ont signé à Rabat un accord pour partager données, études et formation visant à améliorer statistiques et décisions.
Cadre et signatures de l’accord
La convention a été paraphée à Rabat par Abdellatif Jouahri, Wali de Bank Al‑Maghrib, et Ahmed El Bouari, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts. L’accord instaure un cadre formel de coopération entre les deux institutions, ouvrant l’accès réciproque à des jeux de données, des analyses et des travaux d’expertise portant sur les secteurs de l’agriculture, de la pêche maritime et des eaux et forêts. L’objectif affiché est d’améliorer la qualité et la disponibilité des informations statistiques utiles à l’exercice de leurs missions respectives.
Objet et périmètre des échanges
Le partenariat couvre l’échange régulier d’informations et la mise à disposition d’études produites par chacune des parties. Il prévoit la transmission de séries statistiques, de projections économiques et de résultats d’enquêtes sectorielles, ainsi que l’accès à modèles et méthodes d’estimation utilisés pour les prévisions. Le périmètre vise explicitement les indicateurs liés à la production agricole, aux captures et activités maritimes, aux ressources forestières et aux variables macroéconomiques nécessaires aux analyses conjoncturelles.
Axes de recherche et travaux conjoints
La convention prévoit la réalisation d’études et de recherches communes sur des thèmes d’intérêt public. Ces travaux porteront notamment sur l’amélioration des prévisions de récolte, l’évaluation de l’impact des chocs climatiques sur la production, l’analyse des chaînes de valeur agricoles et la conjoncture du secteur halieutique. Les études communes devront produire des éléments exploitables pour la prise de décision et l’élaboration de politiques publiques ciblées, en combinant savoir-faire statistique, données administratives et observations de terrain.
Formation et renforcement des capacités
Un volet important de l’accord est consacré à la formation des équipes techniques. Des programmes de renforcement des compétences seront mis en place pour permettre aux collaborateurs des deux institutions d’acquérir des méthodes avancées d’analyse statistique, de modélisation économique et d’utilisation de bases de données. Des ateliers, sessions de formation et échanges de personnel sont prévus afin d’harmoniser les pratiques méthodologiques et d’assurer une montée en compétence continue des services impliqués.
Impacts attendus sur les politiques publiques
En consolidant l’accès à des informations fiables et partagées, le partenariat vise à améliorer la qualité des décisions publiques dans les secteurs agricole, maritime et forestier. Des estimations plus précises et des prévisions mieux documentées doivent faciliter la conception de politiques de soutien, la planification des interventions en cas de crise et l’évaluation de l’efficacité des mesures publiques. À moyen terme, les autorités s’attendent également à une meilleure coordination entre acteurs publics et à une plus grande transparence des données sectorielles.
La mise en œuvre opérationnelle de la convention comprendra des calendriers d’échange, des modalités de confidentialité et des mécanismes d’évaluation des résultats. Les deux institutions devront définir des indicateurs de suivi pour mesurer l’efficacité des coopérations, la fréquence des échanges de données et l’impact des études conjointes sur les décisions ministérielles et monétaires. Ce partenariat marque une étape vers une exploitation plus systématique des données publiques pour éclairer les choix économiques et sectoriels.