Banque africaine de développement finance 205 millions d’euros pour corridor Kénitra-Marrakech au Maroc
Banque africaine de développement approuve 205 M€ pour moderniser le corridor ferroviaire Kénitra–Marrakech
La BAD alloue 205 millions d’euros au Maroc pour le projet PADIF, visant l’extension de la LGV, la modernisation des lignes Kénitra–Marrakech et le renforcement du hub ferroviaire de Casablanca. (156 caractères)
Le conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un financement de 205 millions d’euros destiné au Projet d’appui au développement des infrastructures ferroviaires (PADIF) au Maroc. L’opération vise à renforcer la capacité et la performance opérationnelle du corridor ferroviaire Kénitra–Marrakech, axe majeur pour les flux de voyageurs et de marchandises du pays, et à appuyer le développement du hub ferroviaire de Casablanca.
Montant et objectif principal de l’opération
Le montant approuvé, 205 millions d’euros, financera des travaux et des acquisitions d’équipements ciblés pour accroître la capacité du corridor Kénitra–Marrakech. L’objectif affiché est double : améliorer la fluidité des déplacements entre pôles urbains et économiques et réduire les coûts logistiques liés au transport de marchandises. L’intervention porte à la fois sur l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) et sur la modernisation des lignes conventionnelles de l’axe.
Travaux prévus et acquisitions d’équipements
Le PADIF prévoit la fourniture de rails neufs, d’appareils de voie et d’autres matériels nécessaires pour renforcer les lignes existantes et la LGV. Les travaux incluent par ailleurs des interventions sur l’infrastructure (voies, ouvrages d’art, systèmes de signalisation) destinées à augmenter la capacité et la vitesse opérationnelle du corridor. Des équipements de maintenance et de gestion du trafic devraient également être acquis pour assurer la performance à long terme du réseau.
Effets attendus sur la mobilité voyageurs et marchandises
L’extension de la LGV et la rénovation des voies conventionnelles doivent réduire les temps de parcours pour les voyageurs et améliorer la ponctualité des liaisons interurbaines. Pour le fret, l’augmentation de capacité et l’amélioration des performances opérationnelles visent à diminuer les coûts logistiques et à accroître la compétitivité des corridors maritimes et terrestres reliant les ports et les zones industrielles. Ces gains de performance sont présentés comme des leviers pour renforcer le rôle du Maroc comme plateforme logistique entre l’Europe et l’Afrique.
Composante de gestion et suivi du projet
Le projet comprend une composante dédiée à la maîtrise d’ouvrage, à la maîtrise d’œuvre ainsi qu’au suivi-évaluation. Cette structure devra garantir la coordination des travaux, la qualité technique des réalisations et la mesure des impacts réels sur la mobilité et l’économie régionale. Des mécanismes de suivi des délais, des coûts et des résultats sont prévus pour assurer la mise en œuvre efficace des interventions.
Alignement avec les stratégies nationales et de la BAD
L’opération s’inscrit dans le cadre des priorités définies par la Banque africaine de développement et dans le Document de stratégie-pays 2024–2029 pour le Maroc. Elle est également cohérente avec le Nouveau modèle de développement national et le plan “Rail 2040”, qui visent la modernisation du réseau ferroviaire, l’amélioration de la desserte territoriale et la transition vers des modes de transport plus durables.
Antécédents financiers et perspectives de coopération
Depuis 1978, la Banque africaine de développement a mobilisé des ressources significatives pour soutenir des projets au Maroc dans divers secteurs, y compris les transports, l’énergie et l’eau, ce qui a permis un investissement cumulé important en faveur du développement national. Le financement du PADIF renforce cette continuité et ouvre la voie à des interventions complémentaires susceptibles d’accompagner la montée en charge du corridor ferroviaire et le développement du hub de Casablanca.
L’impact attendu va au-delà des gains de temps : l’amélioration des infrastructures devrait favoriser des retombées économiques locales et régionales, encourager des pratiques logistiques plus efficaces et contribuer à une mobilité plus respectueuse de l’environnement. Le succès du projet dépendra toutefois de la coordination entre autorités nationales, opérateurs ferroviaires et partenaires financiers, ainsi que du respect des calendriers et standards techniques établis pour la modernisation du réseau.