Banque africaine de développement mène une mission de consultation à Rabat et Casablanca
La Banque africaine de développement mène une mission de consultation à Rabat et Casablanca
Du 8 au 12 juin, la Banque africaine de développement a mené une mission à Rabat et Casablanca pour consulter autorités, entreprises et société civile.
La Banque africaine de développement (BAD) a conduit, du 8 au 12 juin, une mission de consultation et de dialogue au Maroc, organisée à Rabat et à Casablanca. L’objectif affiché de cette visite était d’actualiser la programmation des interventions du Groupe, d’identifier des projets structurants et d’explorer des instruments financiers adaptés aux priorités nationales et régionales. La mission a réuni des acteurs publics, des représentants du secteur privé, des organisations de la société civile et des partenaires au développement pour échanger sur les besoins de financement et les axes d’intervention prioritaires.
Mission et calendrier
La délégation de la BAD a séquencé ses travaux entre réunions bilatérales et sessions de dialogue thématiques. Entre le 8 et le 12 juin, les journées ont alterné entre tables rondes, ateliers techniques et visites d’étude. Ce calendrier visait à permettre un dialogue approfondi sur les projets en préparation et sur les modalités d’accompagnement, tout en laissant place à des échanges techniques sur les stratégies sectorielles.
Rencontres avec les autorités et les acteurs économiques
Les entretiens ont porté sur les priorités définies par les autorités marocaines ainsi que sur les contraintes rencontrées par le tissu économique. La mission a rencontré des représentants des ministères concernés, des collectivités territoriales, des chambres professionnelles et des acteurs bancaires. Les discussions ont inclus la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de réformes structurelles, de mobiliser des financements privés et de renforcer le partenariat public-privé pour accélérer les projets d’infrastructure.
Axes sectoriels prioritaires identifiés
Plusieurs secteurs ont été mis en avant comme prioritaires pour un appui renforcé : la transition énergétique et les énergies renouvelables, la résilience climatique et l’adaptation agricole, la mobilité urbaine et les infrastructures de transport, ainsi que le développement des PME et de l’économie numérique. La mission a souligné l’importance d’articuler les projets de développement avec les objectifs de neutralité carbone et de souveraineté énergétique, tout en veillant à l’inclusion sociale.
Instruments financiers et mécanismes explorés
La délégation a discuté d’un éventail d’instruments financiers destinés à répondre à des besoins divers : prêts souverains et non souverains, garanties, instruments de partage de risques, et lignes de crédit pour les banques locales afin de soutenir les petites et moyennes entreprises. L’accent a été mis sur la conception d’instruments combinant ressources publiques et capitaux privés, afin de maximiser l’effet de levier et de réduire le coût global des projets.
Impacts attendus pour le secteur privé et les collectivités
Les échanges ont mis en lumière les attentes du secteur privé marocain en matière d’accès au financement, d’appui aux chaînes de valeur et de renforcement des capacités. Pour les collectivités locales, la priorité concerne la modernisation des services publics urbains, la gestion durable de l’eau et la mise en œuvre de projets d’efficacité énergétique. L’appui de la BAD devrait faciliter l’élaboration de montages financiers viables pour des projets porteurs d’emplois et d’investissement local.
Calendrier de programmation et suites envisagées
À l’issue des rencontres, la BAD et ses interlocuteurs ont identifié plusieurs pistes de programmation et de développement de projets. La mission a permis d’établir une feuille de route indicative pour l’évaluation des projets prioritaires et la préparation de dossiers de financement. Des travaux techniques complémentaires sont prévus afin d’affiner les études de faisabilité et de définir les co-financements possibles.
La mission de juin vise, au final, à consolider un portefeuille de projets mieux aligné sur les priorités nationales, à intensifier le recours à des instruments financiers innovants et à accélérer l’opérationnalisation d’initiatives porteuses de croissance et de résilience. Un calendrier de suivi devrait préciser, dans les semaines à venir, les étapes de validation et les échéances de mise en œuvre.