Banque mondiale dévoile CPF 2026‑2035 pour la création d’emplois privés au Maroc
La Banque mondiale présente le Cadre de partenariat‑pays 2026–2035 pour le Maroc
Le Groupe de la Banque mondiale dévoile à Rabat le CPF Maroc 2026–2035, centré sur la création d’emplois, l’investissement privé, l’inclusion et un financement public estimé à 15 milliards de dollars.
Le Groupe de la Banque mondiale a présenté jeudi 16 juillet 2026 à Rabat son nouveau Cadre de partenariat‑pays (CPF) avec le Maroc pour la période 2026‑2035. Aligné sur le Nouveau modèle de développement (NMD) du Royaume, ce CPF place la création d’emplois au cœur de l’intervention multilatérale, en mobilisant financements, savoirs et solutions du secteur privé pour accélérer la transition vers une croissance plus productive, inclusive et tirée par le privé.
Annonce officielle à Rabat
La présentation formelle du CPF s’est tenue à Rabat le 16 juillet 2026. La feuille de route traduite par le document couvre dix années d’engagement et vise à réorienter le rôle de l’investissement public vers une dynamique où le secteur privé devient le principal moteur de création d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une approche mesurable, avec des indicateurs précis pour suivre les progrès.
La création d’emplois comme boussole stratégique
La Banque mondiale définit la création d’emplois comme la « North Star » du partenariat, c’est‑à‑dire l’objectif central guidant l’ensemble des interventions. Le CPF entend donc prioriser les actions susceptibles d’augmenter à la fois le nombre et la qualité des emplois, en favorisant l’adéquation entre compétences et besoins du marché, le soutien aux PME et la stimulation d’investissements privés dans des secteurs à fort potentiel d’embauche.
Trois résultats opérationnels attendus
La mise en œuvre du CPF s’articulera autour de trois résultats majeurs. Premier résultat : renforcement de la compétitivité et de la productivité des entreprises afin de générer davantage d’emplois formels et mieux rémunérés. Deuxième résultat : développement territorial inclusif, avec des territoires mieux connectés, résilients et porteurs d’opportunités économiques. Troisième résultat : consolidation du capital humain via une meilleure correspondance entre la formation et les besoins des employeurs, ainsi que l’amélioration des systèmes de santé et de protection sociale pour soutenir l’emploi durable.
Montants alloués et instruments mobilisés
Le CPF prévoit environ 15 milliards de dollars d’interventions du Groupe de la Banque mondiale dans le secteur public sur la période 2026–2035. L’International Finance Corporation (IFC) a indiqué que ses engagements en faveur du secteur privé devraient dépasser ce montant sur la même période, complétés par des garanties de la MIGA (Agence multilatérale de garantie des investissements) pour attirer davantage d’investissements privés. Les instruments mobilisés incluent des financements directs, des partenariats public‑privé, des mesures de soutien aux collectivités territoriales et des appuis ciblés aux secteurs générateurs d’emplois tels que les infrastructures, les énergies renouvelables, la logistique, l’agroalimentaire, la santé et le tourisme.
Processus de concertation et conditions de mise en œuvre
Le CPF est présenté comme le fruit d’un large processus de consultation impliquant ministères, secteur privé, société civile et unités de gestion de projets. Cette concertation a permis d’identifier des priorités communes : emploi, développement territorial, inclusion des femmes et des jeunes, renforcement du suivi des résultats et redevabilité. Le dispositif prévoit l’élaboration de plans d’action annuels, un dialogue permanent avec les autorités nationales et locales, ainsi qu’une évaluation régulière des résultats pour ajuster les interventions en fonction des priorités nationales et de l’évolution du contexte économique.
Secteurs prioritaires et retombées attendues
Les investissements ciblés devront favoriser des chaînes de valeur locales, améliorer les infrastructures logistiques et énergétiques, et renforcer la résilience des territoires face aux chocs climatiques et économiques. Une attention particulière est portée à l’insertion professionnelle des jeunes et au renforcement de la participation des femmes au marché du travail, via des mesures d’accompagnement des entreprises, des formations adaptées et des politiques favorisant l’emploi formel. Les autorités et les partenaires visent à générer des résultats mesurables en termes d’emplois créés et de qualité d’emploi.
Le Cadre de partenariat‑pays 2026‑2035 se veut ainsi une feuille de route opérationnelle pour accompagner la transformation du modèle de croissance du Maroc, en conjuguant efforts publics et mobilisations privées pour produire des gains durables en matière d’emploi, d’inclusion et de développement territorial.