Bombardement de l’université Sharif détruit un centre d’IA, Téhéran accuse États‑Unis et Israël
Attaque contre l’Université Sharif : l’Iran dénonce des frappes ciblant ses centres de recherche en IA
L’Université Sharif de Téhéran a été frappée, détruisant des bâtiments et un centre d’IA ; les autorités iraniennes affirment que ces attaques visent le progrès scientifique national.
Ouverture de l’attaque et bilan immédiat
Lundi, l’Université de technologie Sharif, l’un des principaux établissements d’enseignement supérieur d’Iran, a été la cible d’un bombardement qui a détruit et endommagé plusieurs de ses bâtiments. Les services en ligne de l’université, dont le site web, sont devenus inaccessibles après les frappes. Les autorités universitaires indiquent qu’un centre dédié à l’intelligence artificielle et à des bases de données critiques a été gravement touché. Aucun étudiant présent dans l’enceinte n’a été signalé comme victime directe de cette attaque ciblée, les cours étant dispensés en ligne au moment des frappes.
Destruction d’un centre d’intelligence artificielle
Les responsables de l’établissement affirment que le site frappé hébergeait des infrastructures consacrées à la recherche et à la formation de modèles d’IA en langue persane, ainsi qu’à des services fournis à des centaines d’entreprises. Selon la direction, ces travaux étaient menés exclusivement au sein du pays, faute d’accès aux compétences et aux technologies étrangères à cause des sanctions et des contraintes internationales. La perte matérielle et numérique pourrait entraver des programmes en cours depuis plusieurs années et effacer des jeux de données et des systèmes d’apprentissage développés localement.
Réactions de la communauté universitaire
Le président de l’université, Masoud Tajrishi, a qualifié ces frappes d’attaque contre des symboles du progrès national, estimant que l’objectif était d’empêcher l’avancée technologique de l’Iran. Des dirigeants d’autres établissements ont exprimé leur unité face aux attaques et des responsables ont demandé la protection des institutions académiques, décrites comme patrimoine humain et mondial. Dans les jours qui ont suivi, des dirigeants universitaires ont exprimé des positions divergentes sur la conduite à tenir, certains appelant à la prudence et à la préservation des campus, d’autres demandant des réponses plus fermes après des pressions médiatiques internes.
Étendue des attaques et impact sur le réseau de recherche
L’incident de Sharif s’inscrit dans une série de frappes visant des centres de recherche et des infrastructures civiles du pays, selon les autorités iraniennes. Des laboratoires et instituts affiliés à plusieurs universités, ainsi que des installations industrielles, ont été touchés depuis le début du conflit décrit par les responsables comme ayant commencé fin février. Ces attaques ont provoqué l’arrêt partiel d’activités de recherche, des pertes d’équipements spécialisés et des perturbations dans les services universitaires. Les responsables gouvernementaux et universitaires mettent en garde contre les conséquences à long terme pour la formation, l’innovation et la capacité nationale à mener des recherches autonomes.
Dimension internationale et réactions militaires
Les autorités iraniennes ont pointé du doigt des forces extérieures comme responsables des frappes, dénonçant des attaques visant non seulement l’appareil politique mais aussi des centres civils et scientifiques. Dans le même temps, des opérations militaires ont été signalées dans la capitale, avec des missiles de croisière et des systèmes de défense aérienne en action. Des discours publics et des menaces visant des infrastructures civiles critiques ont accentué les craintes de dommages supplémentaires aux réseaux électriques, au transport et à d’autres services essentiels. Ces développements ont alimenté une escalade de tensions, tandis que certaines forces locales ont annoncé considérer comme cibles les institutions académiques des pays adverses en représailles.
L’attaque a également ravivé un débat interne sur le rôle des dissidents et des voix à l’étranger, certains médias et officiels attribuant la réussite de certaines opérations à des informations rendues publiques par des opposants exilés. D’autres acteurs de la société civile et étudiante ont condamné le ciblage des sites civils tout en critiquant les politiques nationales qui, selon eux, ont contribué à isoler le pays et à le rendre vulnérable.
Les conséquences immédiates comprennent des dégâts matériels importants, la suspension de projets de recherche, l’interruption de services numériques et une inquiétude accrue parmi les étudiants et le personnel. À plus long terme, les responsables mettent en garde contre une perte d’attractivité scientifique et une fuite des compétences si la sécurité des campus et des laboratoires ne peut être assurée. Les autorités universitaires demandent désormais des garanties pour la protection des infrastructures éducatives et la restauration rapide des capacités de recherche.
La situation sur le terrain reste volatile, et la communauté universitaire appelle à des mesures concrètes pour protéger les centres d’enseignement et de recherche afin de préserver la continuité pédagogique et scientifique et limiter les dommages à la capacité nationale d’innovation.