Bombardements massifs sur Téhéran par États‑Unis et Israël provoquent coupure d’Internet
Téhéran frappée pendant la nuit : raids aériens massifs attribués aux États‑Unis et à Israël, coupures et dégâts étendus
Téhéran subit des frappes aériennes massives attribuées aux États‑Unis et à Israël, avec coupures d’Internet, dégâts civils et perturbations économiques avant Norouz.
La nuit a été marquée par l’un des épisodes de bombardements les plus intenses depuis le début du conflit, plusieurs quartiers de Téhéran ayant été touchés par des frappes aériennes lourdes qui ont secoué la capitale et terrorisé ses habitants. Des avions ont survolé la ville à basse altitude et ont largué des charges explosives en séries successives, transformant ponctuellement la nuit en jour à certains endroits. Des explosions ont endommagé des infrastructures civiles, provoqué des coupures d’électricité localisées et suscité des craintes pour la sécurité des populations dans une métropole de plus de dix millions d’habitants.
Nuit de frappes sur Téhéran
Des témoignages de résidents décrivent des vagues de bombardements rapprochés et répétés, avec des séquences d’attaques durant plusieurs minutes entre lesquelles les habitants n’avaient que de courts moments pour respirer. Une habitante de l’ouest de la capitale, identifiée sous un pseudonyme, a raconté s’être réfugiée dans la salle de bain de son logement pendant que « le sol, les fenêtres et nos cœurs tremblaient ». D’autres riverains ont rapporté des éclairs de lumière intenses, visibles depuis les toits et balcons, et des vidéos montrent des flashs bleuâtres dans des zones où des installations électriques semblent avoir été atteintes.
Villes secondaires ciblées et intensité des raids
Outre Téhéran, des frappes ont été signalées dans d’autres villes, notamment Ispahan et Karaj, ce qui laisse penser à une campagne de bombardements aux cibles multiples. Le secrétaire à la Défense des États‑Unis a qualifié la journée de « la plus intense » de frappes dirigées contre l’Iran depuis le début des hostilités, indiquant une montée en intensité des opérations. Les autorités font état de dommages à des zones résidentielles, à des établissements de santé, à des écoles et à des sites historiques, entraînant un appel officiel pour une réponse internationale face aux conséquences pour les civils.
Coupure d’Internet et contrainte de l’information
La quasi‑absence d’Internet national persiste, les autorités maintenant un intranet local contrôlé par l’État et limitant l’accès aux services en ligne. Cette mesure est en place depuis plusieurs jours et complique grandement la communication entre familles et le travail des journalistes. Des réseaux privés virtuels et des services de contournement circulent sur le marché noir mais restent instables, chers et souvent bloqués. Les coupures ont également affecté les liaisons satellitaires et, selon des témoignages, perturbé des signaux GPS et radio dans certains secteurs de la capitale.
Mesures de sécurité intérieure et répression des images
Des forces paramilitaires et des unités affiliées au Corps des Gardiens de la Révolution ont multiplié les points de contrôle dans la capitale et dans d’autres villes. Le pouvoir judiciaire a émis des avertissements stricts contre la diffusion non autorisée d’images des frappes et menace de poursuites, y compris de lourdes sanctions à l’encontre des individus qui transmettraient du contenu vers des médias étrangers. Des annonces officielles font état de mesures visant à confisquer les biens de ressortissants à l’étranger perçus comme hostiles à l’establishment, et des autorités ont indiqué que certains comptes seraient placés sur une « liste blanche » pour un accès internet restreint, sans en préciser les critères.
Impact économique et préparations avant Norouz
Malgré la violence, une partie de l’activité commerciale se maintient, avec des commerces du centre‑ville ouverts de manière limitée et des chauffeurs de taxi et livreurs continuant de travailler. Les réserves de carburant et les installations pétrolières ont été ciblées, provoquant des pénuries ponctuelles et des files aux stations‑service. Les autorités cherchent à sécuriser les importations alimentaires et médicales par tous les moyens disponibles avant le Norouz, le Nouvel An iranien, prévu le 20 mars, en privilégiant des mécanismes alternatifs tels que le troc avec des pays voisins. L’économie, déjà affaiblie par une inflation élevée et des sanctions, subit de nouvelles pressions qui aggravent la situation des ménages.
Les statistiques officielles et les déclarations publiques indiquent également des incidents cybernétiques limités qui ont été, selon les autorités, rapidement résolus, tandis que des secteurs bancaires ont connu de brèves perturbations. Sur le terrain, la combinaison des frappes, des coupures de communication et des mesures de contrôle intérieur renforce l’état d’incertitude pour des millions de citoyens, contraints d’adapter leurs déplacements et leurs activités quotidiennes sous la menace d’une escalade supplémentaire.
La situation reste extrêmement volatile et les prochaines heures seront déterminantes pour évaluer l’ampleur des dégâts, la continuité des services essentiels et la capacité des autorités à garantir la sécurité et l’approvisionnement en biens de première nécessité pour la population.