Brahim Díaz bat un record historique et met l’Espagne en colère
Véritable patron technique de la sélection marocaine lors de cette CAN à domicile, Brahim Díaz s’impose comme le leader attendu pour guider le Maroc vers un deuxième sacre continental. Son exploit statistique – trois buts en trois matches de poule – n’avait plus été vu dans la compétition depuis près de cinquante ans. Cependant, ce statut de « capitaine général » avec le Maroc contraste fortement avec sa situation en club. Sous les ordres de Xabi Alonso au Real Madrid, le milieu offensif vit une saison compliquée, avec moins de 500 minutes de jeu au compteur, un bilan encore plus bas que sous l’ère Ancelotti.
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Malgré ce temps de jeu famélique, l’avenir du joueur semble s’écrire à la Maison Blanche. Un accord aurait été trouvé pour une prolongation du contrat jusqu’en 2030, accompagnée d’une augmentation de salaire. Une décision validée par l’ancien manager madrilène Pedja Mijatovic, qui a conseillé au Marocain d’être patient, estimant que “jouer 500 minutes au Real Madrid vaut mieux que d’en jouer 2 000 ailleurs”. Pour retrouver la gloire du club, Brahim doit accepter son rôle de remplaçant de luxe dans un effectif où la concurrence est rude.
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Cette situation ne manque pas de faire débat en Espagne, où les prestations de Brahim avec le Maroc ravivent les regrets. Lors de l’émission « El Larguero », plusieurs observateurs ont remis en question le choix de Luis de la Fuente de ne pas avoir tout fait pour le conserver. Si certains estiment que Brahim paie son absence lors de la Supercoupe d’Espagne en janvier pour disputer la CAN, d’autres rappellent que l’entraîneur espagnol a simplement préféré d’autres profils. Aujourd’hui, alors que l’Espagne regarde la CAN, Brahim Díaz s’affirme comme le grand favori pour le titre et vise la Coupe du monde 2026 sous les couleurs marocaines.