Casa-Settat s’affirme à nouveau comme principal bassin céréalier du Maroc
Casa-Settat confirme son statut de principal bassin céréalier du Maroc avec 25,8 millions de quintaux
Casablanca-Settat s’impose comme le principal bassin céréalier du Royaume : 25,8 Mqx attendus pour la campagne 2025-2026 sur plus de 852 555 hectares emblavés.
La région de Casablanca-Settat confirme, pour la campagne agricole 2025-2026, son rôle central dans la production céréalière nationale, avec une production attendue d’environ 25,8 millions de quintaux, soit près de 28,6 % de la production nationale prévisionnelle. Cette performance repose sur un programme d’emblavement réalisé sur 852 555 hectares, répartis entre blé tendre, blé dur et orge, et appuie la réputation de la région comme le grenier traditionnel du Maroc. (telquel.ma)
Chiffres clefs de la campagne 2025-2026
La superficie emblavée déclarée pour la campagne atteint 852 555 hectares, dont 349 585 ha pour le blé tendre, 241 350 ha pour le blé dur et 261 620 ha pour l’orge. Ces chiffres expliquent la capacité de la région à fournir une part significative des céréales consommées dans le pays et confirment une dynamique de culture intensive sur des sols fertiles combinée à des pratiques agricoles modernisées. (quid.ma)
Répartition géographique de la production
La production céréalière s’étend sur plusieurs provinces de la région, avec des zones particulièrement productives comme Berrechid, Benslimane et El Jadida, tandis que la zone relevant de la direction provinciale de Casablanca contribue également au total régional. La diversité des terroirs — plaines océaniques, chaouia et zones de grande hydraulique — permet d’alterner les cultures et d’optimiser les rendements selon les conditions locales. (quid.ma)
Ressources en eau et adaptation à la rareté hydrique
Malgré les bons résultats de surface et de production, la région fait face à des défis hydriques. Les réseaux de grands barrages et les périmètres d’irrigation complètent la céréaliculture pluviale, mais la baisse des prélèvements en eau superficielle et la pression sur les nappes exigent des adaptations : irrigation de complément, équipement en systèmes localisés et recours accru aux semis direct et aux variétés à moindre besoin en eau. Les autorités régionales et le ministère de l’Agriculture envisagent des mesures pour sécuriser la production face aux aléas climatiques. (lematin.ma)
Effets sur l’économie locale et la sécurité alimentaire
La performance céréalière de Casa-Settat a des répercussions directes sur l’économie régionale et la sécurité alimentaire nationale. La filière génère des revenus pour les exploitations familiales et les entreprises agricoles, alimente l’industrie de stockage et de transformation et contribue à l’emploi rural. La part importante de la région dans la production nationale renforce la capacité du Maroc à stabiliser les approvisionnements intérieurs en grains lors de campagnes favorables. (casainvest.ma)
Défis techniques et perspectives d’investissement
Pour pérenniser et améliorer les rendements, la région devra poursuivre la modernisation des pratiques agricoles : généralisation de la mécanisation, accès aux semences sélectionnées, extension de l’irrigation de précision et développement de services d’assurance climatique. Le renforcement des infrastructures de stockage et la valorisation des débouchés locaux et internationaux sont également nécessaires pour transformer la performance quantique en valeur ajoutée durable. (agrimaroc.ma)
L’évolution attendue de la production dans les prochains mois dépendra des conditions climatiques estivales, de la tenue des marchés et des mesures publiques pour soutenir l’irrigation et la commercialisation ; néanmoins, les chiffres actuels confirment que Casablanca-Settat conserve une place déterminante dans le dispositif céréalier national.