Casablanca réforme la propreté et ouvrira son centre d’enfouissement en octobre 2026
Casablanca adopte une vaste réforme de la propreté et lance son centre d’enfouissement et valorisation pour octobre 2026
Casablanca : le Conseil communal approuve un plan de restructuration de la propreté et valide le centre d’enfouissement et valorisation, en service dès octobre 2026.
Le Conseil de la commune de Casablanca, présidé par Nabila Rmili, a entériné lors de sa session extraordinaire de juin une série de conventions et avenants visant à restructurer le secteur de la propreté et la gestion des déchets de la ville. Les décisions incluent l’adoption de contrats de gestion déléguée, la révision de mandats d’accompagnement, la cession de droits de superficie et la programmation financière nécessaire au déploiement des nouvelles infrastructures, dont un centre d’enfouissement et de valorisation attendu pour octobre 2026.
Adoption des contrats de gestion déléguée
Le Conseil a examiné et approuvé les contrats de gestion déléguée du service de propreté pour la commune de Casablanca, ainsi que l’annulation de la convention de mandat n°01/2019 relative aux missions d’accompagnement, de suivi et d’évaluation de cette gestion. Des avenants modificatifs ont été adoptés pour ajuster les contrats dans les préfectures d’arrondissements de Ben M’Sik et Moulay Rachid, afin d’harmoniser l’organisation et les responsabilités des délégataires.
Mandat confié à Casa Baïa et contrôle de la gestion
Les élus ont approuvé la désignation de la société de développement local Casa Baïa pour assurer les missions d’accompagnement, de contrôle et de suivi de la gestion déléguée. Cette décision formalise le rôle de Casa Baïa comme instance locale chargée de veiller à la bonne exécution des contrats et au respect des engagements opérationnels, techniques et financiers pris par les opérateurs privés.
Centre d’enfouissement et valorisation : calendrier et innovations
Le Conseil a confirmé que le centre d’enfouissement et de valorisation des déchets ménagers et assimilés entrera en service à partir d’octobre 2026. Présenté comme un chantier structurant pour la ville, le centre devra traiter les déchets selon des procédés modernes et produire de l’énergie destinée notamment à l’éclairage public de Casablanca, une fonctionnalité qualifiée d’« première à l’échelle africaine » par la présidence du Conseil. Un avenant modificatif a par ailleurs été approuvé pour encadrer la gestion transitoire et l’aménagement de la décharge publique contrôlée jusqu’à la mise en service complète des installations.
Droit de superficie et transfert à l’ONEE
Le Conseil a adopté une convention accordant le droit de superficie sur une parcelle située dans la commune d’Al Majjatia Oulad Taleb au profit de la société AL BEIDA CLEAN POWER, délégataire de la gestion du centre pendant la première phase. Le texte prévoit le transfert ultérieur de cette infrastructure à l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) à l’issue du contrat de délégation, organisant ainsi la pérennité du volet énergétique du projet.
Dispositions financières et programmation des ressources
Sur le plan budgétaire, les membres du Conseil ont validé plusieurs virements entre rubriques du compte de dépenses relevant de l’enveloppe allouée aux arrondissements pour l’exercice 2026. Ils ont aussi programmé la quatrième tranche du prêt additionnel accordé par la Banque mondiale, la mobilisation des montants récupérés auprès de la société Casablanca Prestations et l’affectation de certains montants issus de décisions judiciaires. Ces mesures visent à garantir la trésorerie nécessaire au lancement et au suivi des chantiers prioritaires.
Infrastructures de mobilité et expropriations engagées
Le volet mobilité a avancé avec l’approbation d’un avenant pour l’aménagement du tronçon nord reliant la route régionale n°322 à la zone logistique de Zenata. Le Conseil a également validé l’expropriation des parcelles nécessaires au réaménagement et à l’élargissement de l’avenue Sidi Maârouf (code AC 108) dans l’arrondissement d’Aïn Chock, ainsi que la désignation des terrains à exproprier pour l’échangeur n°23 sur la RP3018, incluant le passage supérieur L8 dans le cadre du développement entre Casablanca et la province de Nouaceur.
Le Conseil a par ailleurs approuvé des partenariats et soutiens institutionnels, dont un avenant avec la Préfecture de police pour l’achat d’équipements logistiques et une convention de partenariat pour l’affectation de locaux au profit de l’Association Socio-culturelle du Bassin Méditerranéen au sein du club de tennis C.M.C.
Plusieurs points ont été reportés pour examen ultérieur, notamment l’avenant n°1 de la convention-cadre relative à la réalisation et la gestion du centre d’enfouissement et valorisation, ainsi que le projet de convention avec la Direction générale des collectivités territoriales pour la mise à disposition d’un étage du Centre de formation des fonctionnaires et élus de Casablanca en faveur de l’Institut de formation des techniciens spécialisés « Casablanca-Anfa ». Par ailleurs, six représentants de la commune ont été élus pour siéger à la commission de suivi du contrat de gestion déléguée du centre d’enfouissement, assurant ainsi la participation locale au contrôle du projet.
La feuille de route adoptée vise à transformer la gestion des déchets de Casablanca en modernisant les équipements, en structurant la gouvernance locale et en sécurisant les ressources financières. L’entrée en service annoncée pour octobre 2026 marque une échéance clef pour la mise en œuvre effective de ce nouveau modèle, dont la réussite dépendra du respect des calendriers, du pilotage des délégataires et du suivi rapproché des engagements financiers et techniques.