comment Neil El Aynaoui structure le jeu marocain
La transformation est spectaculaire. Longtemps considéré comme une option d’avenir, Neil El Aynaoui est devenu, en un temps record, la pierre angulaire du système marocain. Dans une période marquée par les blessures et une certaine instabilité tactique, le joueur a su combler les lacunes et rassurer une défense parfois fébrile. Depuis sa première apparition en septembre, il a disputé neuf matches officiels, dont sept en tant que titulaire. Une marque de confiance absolue de la part du sélectionneur, validée par une prestation XXL contre le Mali lors de la CAN 2025, où il a été désigné homme du match.
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Sur le terrain, El Aynaoui ne recherche pas la lumière, mais l’efficacité. Ni pur numéro 6, ni simple relais, il agit comme un pivot dynamique capable de combler les lacunes et de diriger le jeu. Walid Regragui ne tarit pas d’éloges à son sujet, le qualifiant de « joueur intelligent » qui offre au groupe un équilibre vital. Sa capacité à casser les lignes avec des passes verticales et son volume de jeu de récupération ont permis de soulager les cadres habituels du milieu de terrain.
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Son transfert en Italie, en Serie A, accélère encore sa maturation. Face à un football plus rigoureux tactiquement, il a dû affiner sa discipline décisionnelle et défensive. Si son apport offensif est statistiquement moins visible qu’à ses débuts en Ligue 1, ses indicateurs créatifs restent élevés, notamment lors des matchs européens de Ligue Europa.
L’histoire est d’autant plus belle qu’elle s’inscrit dans une lignée prestigieuse. Fils de Younès El Aynaoui, icône du tennis marocain, Neil transpose sur le gazon la rigueur et l’exigence de haut niveau héritées de son père. A l’approche des échéances décisives, il s’affirme comme le « chaînon manquant » que le Maroc attendait : un leader silencieux qui fait la différence sans faire de bruit.