comment un médecin a transformé ses patients en esclaves sexuels
La condamnation du psychiatre de l’IS a été prononcée lundi soir par un tribunal de Fès, à l’issue d’un procès révélant un « mémorial des horreurs ». Le médecin a été accusé d’avoir utilisé sa position pour droguer et violer ses patients, les soumettant à l’exploitation sexuelle et à une dépendance forcée à la cocaïne et à l’héroïne.
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L’affaire a éclaté après que l’épouse du pratiquant a découvert des vidéos compromettantes sur son téléphone portable. Ces enregistrements, montrant des scènes de sexe collectif et des « actes déviants » au domicile conjugal, ont servi de base à une enquête à grande échelle révélant l’un des cas de maltraitance médicale les plus graves du pays.
Plusieurs complices ont également été condamnés, dont un photographe à six ans de prison et un cousin du médecin, chargé de fournir la drogue, à cinq ans. Une infirmière et le propriétaire d’un riad, où étaient organisées des « soirées libertines », ont été condamnés à un an de prison.
Procès du psychiatre de Fès et crimes de soumission chimique
Lors de l’audience, une victime a décrit comment le psychiatre l’avait soumise à des rituels et à des sortilèges présentés comme une thérapie. « J’avais un profond sentiment de peur », a-t-elle témoigné devant les juges, tandis que le médecin lui a assuré à plusieurs reprises qu’elle était « en sécurité ».
Le dossier d’enquête révèle que le spécialiste prescrivait volontairement des drogues hallucinogènes à ses patients jusqu’à ce qu’ils deviennent dépendants afin de mieux les contrôler. L’une des victimes a déclaré qu’elle avait dû vendre son propre appartement afin de financer la toxicomanie imposée par son médecin.
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Au Maroc, seules 3% des victimes osent porter plainte. Dans une société formellement conservatrice, la peur d’être poursuivie pour « fornication » ou adultère reste un obstacle majeur à l’accès à la justice des femmes agressées.