Côte d’Ivoire réaffirme son soutien à l’Initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara marocain
La Côte d’Ivoire réaffirme à Managua son soutien à l’Initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara
À Managua, la Côte d’Ivoire a réaffirmé son soutien à l’Initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara, saluant la résolution 2797 et un processus exclusivement onusien.
La délégation de la Côte d’Ivoire, réunie dans le cadre du Séminaire régional du Comité des 24 de l’ONU à Managua, a officiellement confirmé son appui à l’Initiative marocaine d’autonomie comme voie de règlement du différend régional sur le Sahara. Les représentants ivoiriens ont présenté cet appui comme conforme au droit international et cohérent avec la Charte des Nations Unies ainsi qu’avec les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.
Soutien déclaré à Managua
La prise de position d’Abidjan a été formulée au cours des débats du Comité des 24, où la délégation a souligné que l’Initiative marocaine d’autonomie bénéficie du soutien d’un large contingent d’États. Les représentants ont rappelé que plusieurs membres influents de la communauté internationale ont exprimé une adhésion comparable, et ont insisté sur la nécessité d’un règlement négocié dans le cadre des Nations Unies.
Argumentation juridique et rôle de la résolution 2797
La délégation ivoirienne a mis en avant la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée en 2025, comme un jalon institutionnel qui consacre le caractère exclusivement onusien du processus politique. Abidjan a interprété cette résolution comme une validation du cadre proposé par le Maroc, qui vise à concilier respect de la souveraineté et droits des populations locales à gérer leurs affaires politiques et socio-économiques.
Participation politique des populations locales
La Côte d’Ivoire a rappelé que les habitants des provinces du Sud prennent part aux échéances électorales nationales et locales organisées par le Royaume, choisissant leurs représentants. La délégation a salué la participation d’élus issus du Sahara marocain aux travaux du Comité des 24, mettant en avant cette présence comme un indicateur de l’intégration politique et de la capacité des populations locales à exercer leurs prérogatives.
Effets du développement sur le terrain
Sur le plan socio-économique, Abidjan a mis en lumière les retombées des programmes d’investissement lancés dans le cadre du Nouveau modèle de développement initié en 2015 pour les provinces du Sud. La délégation a évoqué des projets structurants qui, selon elle, ont contribué à améliorer les conditions de vie et les indicateurs de développement humain dans la région, tout en soutenant l’argument d’une approche pragmatique intégrant gouvernance locale et croissance économique.
Bilan des droits de l’homme et mécanismes régionaux
La Côte d’Ivoire a également souligné les efforts menés par les autorités marocaines en matière de promotion et de protection des droits de l’homme, en citant notamment l’activité des commissions régionales du Conseil national des droits de l’Homme à Laâyoune et Dakhla et la coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme. Ces éléments ont été présentés comme des gages supplémentaires en faveur d’un règlement politique fondé sur le compromis.
Préoccupations sur la situation à Tindouf et appel au recensement
En parallèle, la délégation ivoirienne a exprimé une vive préoccupation concernant des signalements sur les conditions des droits de l’homme dans les camps de Tindouf. Abidjan a appelé à des mesures d’enregistrement et de recensement des populations concernées, estimant que de telles démarches sont nécessaires pour clarifier la situation humanitaire et faciliter des solutions durables.
La Côte d’Ivoire a enfin réitéré son soutien à un processus exclusivement onusien pour parvenir à une solution définitive, saluant le rôle de facilitation du Secrétaire général des Nations Unies et de l’Envoyé personnel pour le Sahara marocain. La délégation a insisté sur l’importance d’un dialogue sérieux, pragmatique et mené de bonne foi, appelant toutes les parties à faire preuve de réalisme et d’esprit de compromis afin d’aboutir à un règlement politique durable et pacifique de ce différend régional.