Crédits supplémentaires au budget 2026 pour atténuer répercussions guerre au Moyen‑Orient
Le gouvernement adopte le projet de décret n°2.26.395 pour l’ouverture de crédits supplémentaires au budget général en 2026
Crédits supplémentaires 2026 pour stabiliser prix du gaz butane, électricité et transports, financer les inondations et soutenir entreprises publiques.
Le Conseil de gouvernement a adopté jeudi le projet de décret n°2.26.395 visant l’ouverture de crédits supplémentaires au profit du budget général pour l’exercice 2026. Présenté par le ministre délégué chargé du Budget, le texte s’appuie sur les dispositions de l’article 60 de la loi organique relative à la loi de finances et vise à mobiliser des ressources imprévues pour répondre à des besoins urgents liés à la conjoncture internationale et à des catastrophes naturelles récentes.
Adoption du projet de décret
Le projet de décret adopté autorise l’ouverture de crédits supplémentaires au budget général afin de couvrir des dépenses non prévues lors de la loi de finances initiale. La décision a été annoncée à l’issue du Conseil de gouvernement par le porte-parole Mustapha Baitas, qui a précisé le cadre juridique et l’esprit de la mesure. L’ouverture de ces crédits intervient dans un contexte marqué par des tensions internationales et des événements climatiques affectant certaines régions du Royaume.
Cadre juridique et justification
La mesure se fonde sur l’article 60 de la loi organique relative à la loi de finances, lequel permet l’ouverture de crédits en cours d’exercice pour faire face à des dépenses urgentes et imprévues. Le gouvernement qualifie l’opération d’impérative au vu des répercussions économiques de la guerre dans la région du Moyen-Orient et de la nécessité de constituer des provisions pour parer à une éventuelle persistance de cette crise internationale.
Stabilisation des prix de l’énergie
Une part importante des crédits vise à préserver le pouvoir d’achat en stabilisant les prix des produits énergétiques clefs pour les ménages et les entreprises. Le décret prévoit des crédits destinés au maintien des prix du gaz butane et au soutien des tarifs de l’électricité, alors que les marchés internationaux enregistrent des hausses substantielles des prix du gaz naturel, du fioul et du charbon. L’objectif est d’éviter des transferts directs de ces hausses sur les consommateurs et de limiter leur impact sur les coûts de production.
Soutien aux transports et au pouvoir d’achat
Les crédits ouverts incluent le financement des mesures de soutien aux services de transport de personnes et de marchandises. Le gouvernement met en avant la nécessité de protéger l’accès aux services essentiels de mobilité et de contenir une hausse des coûts logistiques qui répercuterait directement sur les prix à la consommation. Le maintien des tarifs dans ces secteurs est présenté comme une démarche visant à préserver le pouvoir d’achat des citoyens et la fluidité des chaînes d’approvisionnement internes.
Mesures pour les régions sinistrées
Le projet de décret prévoit également des moyens financiers pour exécuter les Hautes Instructions Royales relatives à la prise en charge des effets des récentes inondations constatées dans certaines régions du nord du Royaume. Les crédits permettront de financer les opérations d’urgence, la restauration des infrastructures endommagées et l’assistance aux populations affectées. Cette allocation vise à accélérer les réponses locales et à accompagner la relance des activités économiques régionales.
Renforcement des entreprises publiques et dépenses imprévues
Enfin, une portion des crédits est destinée au renforcement du capital de certains établissements et entreprises publics et à la couverture de dépenses exceptionnelles liées à la conjoncture internationale. Ces mesures visent à consolider la résilience de secteurs stratégiques et à garantir la continuité des services publics face à des chocs externes. Le renforcement des capacités financières des acteurs publics doit permettre d’anticiper et d’absorber des coûts imprévus sans compromettre les missions essentielles.
Le projet de décret n°2.26.395 constitue une intervention budgétaire ciblée, justifiée par une combinaison de facteurs externes et d’impacts internes récents. En mobilisant des crédits supplémentaires pour 2026, le gouvernement cherche à limiter la transmission des tensions internationales et des aléas climatiques sur l’économie nationale et le niveau de vie des ménages. Des décisions complémentaires et des précisions sur les montants alloués et le calendrier de mise en œuvre pourront être communiquées ultérieurement par les autorités compétentes.