Des chiens errants envahissent les autoroutes marocaines
La présence de ces animaux, en liberté dans une zone à fort trafic, constitue un danger immédiat. Les conducteurs mettent en garde contre le risque accru d’accidents mortels, d’autant plus que les zones autour des gares de péage sont des zones où les véhicules ralentissent et se concentrent. Pour les usagers, cette situation est jugée inacceptable au vu des tarifs de péage payés, qui devraient théoriquement financer une infrastructure hermétique aux intrusions extérieures. Des témoins ont décrit la scène comme annonciatrice d’une éventuelle catastrophe.
La responsabilité de la société autoroutière déjà engagée par la justice
Ce problème de sécurité n’est pas nouveau et a déjà fait l’objet de plusieurs décisions de justice défavorables au gestionnaire du réseau. À plusieurs reprises, les tribunaux marocains ont tenu la Société nationale des autoroutes du Maroc pour responsable des dommages causés par des collisions avec des animaux.
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Le tribunal administratif de Tanger a par exemple condamné l’entreprise à verser plus de 154 000 dirhams à un automobiliste qui aurait percuté un chien errant. Des jugements similaires ont été rendus à Rabat et Casablanca, avec des indemnisations allant de 32 000 à 60 000 dirhams pour des accidents impliquant des chiens ou des ânes. La justice considère dans ces affaires que l’entreprise a fait preuve de négligence dans l’entretien des clôtures et barrières de protection, rappelant ainsi son obligation légale de sécuriser les voies.