des ministres accusés de copinage à l’approche des élections de 2026
À moins d’un an des élections de 2026, certains membres du gouvernement d’Aziz Akhannouch sont accusés de faire passer leurs proches, fils de familles notables et autres partisans de premier plan avant la patrie.
Le gouvernement d’Aziz Akhannouch est accusé de copinage. « Un grand ministre, dont le département couvre plusieurs secteurs gouvernementaux et dont le parti vise la première place aux prochaines élections de 2026 en vue de diriger le gouvernement de la Coupe du monde, aurait fait en sorte que plusieurs jeunes, hommes et femmes, occupent de hauts postes de responsabilité au sein de son département », révèle Assabasans toutefois préciser le nom de ce membre du gouvernement. Il ne serait pas le seul ministre à promettre des emplois dans son département sur la base de critères strictement électoraux et de proximité familiale.
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Les autres ministres de la majorité actuelle visent les 40 000 postes budgétaires prévus dans le projet de loi de finances 2026. Ces postes devront être pourvus à partir de mars prochain, mois coïncidant avec le décaissement des budgets sectoriels des ministères. “Ainsi, ces 40 000 postes seront répartis, dans leur majorité, entre les fils des familles des notables qui pèsent dans les urnes, mais aussi les proches et sympathisants les plus en vue”, précise le quotidien arabophone.
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Or, le ministère de l’Intérieur a récemment bloqué des centaines de nominations aux conseils municipaux, « malgré l’existence de postes budgétaires à cet effet. » Une mesure motivée par l’insuffisance des ressources financières des communes, « qui ne peuvent faire vivre une pléthore de fonctionnaires, pour la plupart incompétents, voire fantômes ». »