Dix ans d’interdiction des réseaux sociaux pour un « influenceur » marocain
Le tribunal a condamné l’accusé à une peine de trois ans de prison. Point marquant de cet arrêt, cette condamnation s’accompagne d’une interdiction d’utiliser les réseaux sociaux pour une durée de dix ans. Le prévenu dispose de dix jours pour faire appel de cette décision de première instance.
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L’audience a été le théâtre d’échanges animés entre l’accusation et la défense. Le procureur de la Couronne a qualifié les faits reprochés d’« odieux », soulignant le caractère conservateur de la société marocaine et les dérives liées à l’utilisation des smartphones. Il a demandé une peine exemplaire, estimant que l’accusé n’avait manifesté aucun remords. La partie civile, représentée par l’avocat d’une association de défense des droits de l’homme, a soutenu cette demande, dénonçant la diffusion de séquences violant la pudeur et la vie privée d’autrui.
De son côté, la défense a invoqué des circonstances atténuantes, axant sa stratégie sur la minorité de l’accusé au moment des événements reprochés. Son avocat avançait que son client avait été victime d’exploitation par des adultes dans un contexte familial précaire, marqué par la maladie de ses parents. L’avocat a également soulevé des vices de procédure, relevant l’absence d’expertise numérique certifiant que les vidéos incriminées, dont l’une ne dure que 30 secondes, appartenaient bien à l’accusé ou étaient gérées par lui.
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Adam Benchakroun a été poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment outrage public à la pudeur, injure, diffamation envers une femme, incitation à commettre un délit, ainsi qu’enregistrement et diffusion d’images d’une personne sans son consentement.