Drones israéliens frappent tentes de déplacés à al-Mawasi tuant deux à Khan Younis
Deux Palestiniens tués par des frappes de drones à al‑Mawasi, plusieurs blessés
Drones israéliens frappent des tentes à al‑Mawasi (Khan Younis) : deux tués, plusieurs blessés alors que les attaques perdurent malgré le cessez‑le‑feu.
Le 27 juin 2026, des frappes menées depuis des drones ont touché des tentes de fortune à al‑Mawasi, à l’ouest de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, causant la mort de deux membres d’une même famille et en blessant plusieurs autres, selon des sources médicales et de secours locales. L’incident intervient alors que certaines zones de la bande de Gaza avaient été identifiées comme « zones de sécurité » dans le cadre du cessez‑le‑feu conclu l’année précédente.
Détails de l’attaque à al‑Mawasi
Les frappes ont visé deux tentes de personnes déplacées, provoquant la mort d’Islam Moussa, 15 ans, et de son frère Abdullah Moussa, 30 ans. Les équipes de la défense civile ont indiqué avoir extrait sept blessés du site et transporté les victimes vers l’hôpital Nasser et l’hôpital de la Croix‑Rouge pour y recevoir des soins. Dans la cour de l’hôpital, des proches se sont rassemblés et ont pris connaissance du décès des deux corps recouverts de linceuls.
Bilan des blessés et prise en charge
Parmi les personnes évacuées du lieu de l’attaque, plusieurs présentaient des blessures de gravité variable. L’hôpital al‑Shifa a fait état d’au moins 12 blessés à la suite d’une autre frappe visant une tente dans l’ouest de la ville de Gaza; le service d’ambulance du Croissant‑Rouge palestinien a précisé que la majorité des victimes étaient des femmes et que deux personnes se trouvaient dans un état critique. Les hôpitaux locaux ont poursuivi les interventions chirurgicales et le triage en urgence pour stabiliser les blessés.
Autres incidents récents et victimes d’enfants
Quelques jours avant l’attaque du 27 juin, un garçon de 10 ans, Walid Youssef Abu Jazar, est décédé des suites de blessures subies lors d’une précédente frappe à al‑Mawasi. Les attaques répétées contre des zones où se trouvent des personnes déplacées et des familles ont provoqué une hausse des victimes civiles, y compris d’enfants, et alimentent les inquiétudes sur la protection des populations non combattantes.
Scènes de deuil et réactions locales
Les funérailles des deux frères ont été marquées par l’émotion; des proches et des voisins se sont réunis pour pleurer les victimes. Des témoins sur place ont rapporté la présence continue de drones au‑dessus de la zone, créant un climat de tension et d’insécurité pour les milliers de personnes qui avaient trouvé refuge dans ces tentes. Les équipes de secours disent rencontrer des difficultés d’accès et de sécurité lorsque les frappes se poursuivent.
Contexte du cessez‑le‑feu et sécurité des zones désignées
Les attaques ont eu lieu malgré les dispositions du cessez‑le‑feu entré en vigueur en octobre de l’année précédente, qui avait désigné certaines parties de la bande de Gaza comme zones de sécurité pour les déplacés. Selon des témoins et des responsables hospitaliers, la zone d’al‑Mawasi avait été identifiée comme l’une de ces zones; l’attaque soulève donc des questions sur l’efficacité des mécanismes de protection et la conduite des opérations militaires dans ces secteurs.
Chiffres et impact sanitaire déclarés
Les autorités sanitaires locales ont communiqué des bilans très lourds depuis le début du conflit prolongé en octobre 2023, faisant état de dizaines de milliers de morts et de centaines de milliers de blessés. Depuis l’entrée en vigueur du cessez‑le‑feu, les services de santé signalent également un nombre significatif de victimes résultant de frappes ponctuelles. Ces statistiques soulignent la pression croissante sur les établissements hospitaliers et les services de secours, déjà confrontés à des ressources limitées et à des besoins humanitaires importants.
Les frappes du 27 juin accentuent la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans le sud de la bande de Gaza, où des populations déplacées continuent de vivre dans des abris précaires. La multiplication des attaques contre des zones supposées sécurisées entrave la fourniture d’aides, augmente les risques pour les civils et maintient une situation de crise pour les familles touchées.