Essaouira : 6e Journée internationale de l’arganier et accords sur séquestration carbone
Le Maroc célèbre la 6e Journée internationale de l’Arganier et clôture le 8e Congrès à Essaouira
Le 10 mai 2026 à Essaouira, la 6e Journée internationale de l’Arganier et la clôture du 8e Congrès ont consolidé filière, partenariats et résilience écologique.
Le Ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, a présidé le 10 mai 2026 à Essaouira la cérémonie officielle de la 6e Journée internationale de l’Arganier, organisée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. La manifestation s’est déroulée en présence du Gouverneur de la province, du Président de la Fondation Mohammed VI pour la recherche et la sauvegarde de l’arganier, ainsi que de représentants du PNUD, de l’UNESCO et de la FAO au Maroc. L’événement a rassemblé autorités, experts et acteurs de la filière autour d’un objectif commun : préserver, valoriser et développer durablement l’écosystème de l’arganier.
Objectifs de la célébration et enjeux
La journée a mis en avant le statut international de l’arganier comme patrimoine naturel, culturel et humain. Les responsables ont souligné le rôle stratégique de cet arbre face aux défis climatiques, à la raréfaction de l’eau et à la désertification. L’arganier est présenté comme un levier de résilience capable de renforcer les équilibres écologiques, économiques et sociaux des territoires concernés. Les annonces ministérielles ont rappelé l’engagement du Royaume à poursuivre une stratégie intégrée pour la filière, conjuguant extension des plantations, réhabilitation des espaces forestiers naturels et amélioration des moyens de subsistance des populations locales.
Engagements institutionnels et nouveaux partenariats
Lors de la cérémonie, l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Arganier (ANDZOA) a signé plusieurs conventions et accords de partenariat avec l’Institut National de la Recherche Agronomique, l’African Plant Nutrition Institute et le Groupe MANAGEM. Ces accords ciblent le suivi de la séquestration de carbone dans les périmètres d’arganiculture, la mise en place de mécanismes de financement climatique et la valorisation des crédits carbone. Ils prévoient également des projets de recherche, d’innovation et des actions de développement socio-économique au bénéfice des territoires de l’arganeraie.
Clôture du 8e Congrès international : thèmes et participation
Le Ministre a également présidé la clôture de la 8e édition du Congrès International de l’Arganier, organisé du 8 au 10 mai 2026 à Essaouira sous le thème « De l’Arganeraie à l’Arganiculture : l’Arganier, pilier de la résilience hydrique des écosystèmes, des territoires et des communautés ». La conférence a constitué une plateforme scientifique et institutionnelle de référence. Près de 500 congressistes y ont pris part et plus de 120 communications scientifiques ont été présentées, couvrant les dimensions environnementales, économiques, sociales et technologiques liées à l’arganier.
Axes scientifiques et innovations présentées
Les travaux du Congrès ont approfondi des sujets prioritaires : préservation de la biodiversité, gestion durable des ressources naturelles, résilience hydrique, valorisation des produits dérivés et recherche appliquée. Des communications ont abordé l’apport des biotechnologies, des pratiques agronomiques adaptées et des outils de suivi environnemental pour renforcer la productivité et la durabilité des systèmes d’arganiculture. Les échanges ont mis en évidence l’importance d’un continuum entre recherche, innovation et transfert de technologies vers les exploitations locales.
Impacts économiques et perspectives de marché
Au-delà des enjeux écologiques, la filière argan fait l’objet d’une dynamique économique soutenue. Les discussions ont porté sur la structuration de la chaîne de valeur, l’amélioration des conditions de commercialisation des produits dérivés et l’accès aux marchés internationaux tout en garantissant une juste répartition des retombées pour les communautés rurales. Les partenariats signés soulignent la volonté d’articuler finance climatique et développement local, notamment par la valorisation des crédits carbone générés par les périmètres d’arganiculture.
Mesures pour le développement territorial et social
Les interventions officielles ont insisté sur l’amélioration des conditions de vie des populations locales par des programmes ciblés : extension de l’arganiculture, réhabilitation des forêts naturelles, renforcement des capacités et accès à des mécanismes de financement adaptés. L’axe social est présenté comme incontournable pour assurer la durabilité des actions de conservation et pour encourager l’engagement des acteurs locaux dans des pratiques résilientes face au stress hydrique.
La célébration du 10 mai 2026 et la clôture du Congrès confirment la place centrale de l’arganier dans les stratégies nationales de résilience climatique et de développement rural. Les accords signés et les échanges scientifiques ouvrent des perspectives concrètes pour la mise en œuvre de projets intégrés alliant conservation, innovation et développement socio-économique des territoires concernés.