États-Unis et Iran mènent pourparlers indirects à l’AGNU pour un accord sur Ormuz
États-Unis et Iran engagent des pourparlers indirects à l’ONU tandis que persistent des désaccords sur une rencontre directe
USA et Iran ont mené des pourparlers indirects à l’Assemblée générale de l’ONU; confusion sur une rencontre directe et pressions régionales pour la désescalade.
Les États-Unis et l’Iran ont engagé des échanges diplomatiques indirects en marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies à New York, marqués par des médiateurs faisant la navette entre les deux délégations et par des déclarations publiques contrastées sur l’existence d’une rencontre directe. Les discussions, qui se sont intensifiées le 22 septembre 2026, visent à explorer des conditions susceptibles de réduire les hostilités régionales et d’ouvrir la voie à un règlement, alors que des acteurs régionaux multiplient les initiatives de désescalade.
Pourparlers indirects confirmés par des médiateurs
Selon des responsables américains, des médiateurs ont assuré une liaison continue entre les délégations américaine et iranienne tout au long de la journée du 22 septembre. Ces échanges ont été décrits comme un cycle de discussions prolongé, avec l’intention de faire progresser des propositions soumises antérieurement. Les envoyés ont indiqué que les médiateurs poursuivraient leur rôle pour approfondir les négociations et clarifier les positions de chacun.
Divergences sur la tenue d’une réunion directe
Malgré l’accent mis sur la médiation, des déclarations publiques ont semé la confusion sur l’existence d’un face‑à‑face entre responsables américains et iraniens. Le président américain a indiqué que des responsables de son équipe avaient tenu une réunion de plusieurs heures avec des officiels iraniens, tandis que la Maison Blanche a ensuite précisé que certains responsables américains étaient bien engagés via des représentants. De son côté, l’Iran a laissé entendre qu’un échange direct a eu lieu entre des diplomates, ajoutant au flou entourant la forme exacte des contacts.
Exigences iraniennes sur Ormuz et conditions d’un accord
Téhéran a posé plusieurs conditions pour avancer, incluant la levée d’un blocus naval allégué, la libération d’avoirs iraniens gelés et la cessation des opérations décrites par l’Iran comme des attaques contre les “fronts de la résistance”. Un haut responsable iranien a déclaré que l’Iran avait transmis une proposition à Washington le 16 septembre et qu’il considérait la présence à l’Assemblée générale comme une opportunité pour discuter les détails d’un éventuel accord. Les autorités iraniennes ont également affirmé que la réouverture du détroit d’Ormuz pourrait intervenir en l’espace de sept jours si les États‑Unis assouplissaient la pression militaire et levaient le blocus des ports.
Rôle actif des pays du Golfe et médiateurs régionaux
Les tentatives de médiation se sont accompagnées d’un engagement régional plus large. Le Qatar a affirmé travailler avec d’autres pays, notamment le Pakistan, pour réduire les tensions et préserver la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Des rencontres entre représentants qataris et iraniens ont eu lieu à New York pour discuter des moyens d’apaiser la situation. Oman, qui entretient des canaux diplomatiques réguliers avec Téhéran, est également impliqué dans des discussions sur des accords maritimes visant à faciliter le transit dans la voie navigable stratégique.
Messages publics et avertissements militaires
Les pourparlers ont eu lieu au moment où les déclarations publiques des responsables américains combinaient promesses de négociation et avertissements militaires. Le président a évoqué la possibilité d’un large accord économique en échange de concessions iraniennes, tout en rappelant la menace d’une riposte militaire en cas d’escalade. Les forces armées iraniennes ont réagi en qualifiant ces menaces de preuve de “faiblesse stratégique” et en affirmant être prêtes à répondre par des frappes plus sévères et imprévisibles si l’Iran était attaqué.
Perspective sur la suite des négociations
Les échanges en marge de l’Assemblée générale montrent une volonté des deux camps d’explorer des solutions par l’intermédiaire de médiateurs et d’acteurs régionaux. Les propositions soumises précédemment et les contacts de la semaine du 16 au 22 septembre offrent une base pour des discussions supplémentaires. Toutefois, les divergences sur les modalités d’un accord, les exigences iraniennes en matière de sécurité et d’économie, et les déclarations publiques aux accents menaçants laissent planer une incertitude sur l’issue et le calendrier d’un éventuel règlement.
Les négociations restent donc fragiles et dépendront à la fois de la capacité des médiateurs à clarifier les positions, des concessions proposées par Washington et Téhéran, et des pressions diplomatiques exercées par les partenaires régionaux pour préserver la stabilité dans le Golfe.