Éthiopie : au moins 31 morts dans un accident de bus en Amhara
Au moins 31 morts après la chute d’un bus dans un ravin sur la route de Harego en Éthiopie
15 juin 2026, un bus a plongé dans un ravin sur la route Harego en Éthiopie : au moins 31 morts et des dizaines de blessés; secours retardés et routes dangereuses.
Au moins 31 morts dans un accident de bus à Harego
Un bus de passagers en provenance de Dessie et à destination d’Addis-Abeba a quitté la route tôt le 15 juin 2026, tombant dans un ravin et provoquant la mort d’au moins 31 personnes et des dizaines de blessés. La police locale a confirmé le bilan provisoire, tandis que les autorités ont indiqué que le nombre de victimes pourrait évoluer à mesure que les équipes de secours terminent les opérations et que les hôpitaux traitent les blessés.
Le bus a plongé dans un ravin d’environ 100 mètres
Le véhicule a dévalé une pente avant de s’immobiliser au bas d’un ravin d’environ 100 mètres de profondeur sur la route montagneuse connue sous le nom de Harego. Cette voie, située dans la région d’Amhara au nord du pays, est étroite et sinueuse, bordée de forêts et de pentes abruptes. Les conditions de circulation matinale et la configuration du tracé ont rendu l’accident particulièrement létal.
Opérations de secours et retards dans la prise en charge
Les opérations de secours ont été entravées par l’accès difficile au site et par l’absence de moyens médicaux adaptés sur place. Plusieurs blessés graves ont attendu des heures avant d’être transférés vers des centres de soins, certains étant transportés par des habitants ou d’autres conducteurs faute d’ambulances disponibles. Des sources locales indiquent que des décès supplémentaires ont été provoqués par ces retards dans la prise en charge immédiate.
Images et témoignages depuis la scène
Des images partagées sur les réseaux sociaux montrent un bus lourdement endommagé, renversé et calciné partiellement, gisant à flanc de colline. Des témoins décrivent une scène chaotique, avec des passagers piégés et des riverains tentant de dégager des victimes. Plusieurs personnes se sont rendues aux centres de santé les plus proches par leurs propres moyens, soulignant l’absence d’une chaîne d’intervention organisée autour de ce type d’accident.
Défaillances des infrastructures routières et des services d’urgence
L’accident met en lumière des problèmes structurels persistants : routes non signalées, marquages insuffisants, entretien irrégulier et manque d’équipements de secours. Les habitants et responsables locaux dénoncent l’absence d’ambulances adaptées dans de nombreuses zones rurales et montagneuses, ce qui aggrave la mortalité post-accident. L’isolement de certains tronçons rend la coordination des secours plus lente et augmente les risques pour les victimes.
Contexte national: hausse des accidents mortels
L’Éthiopie compte parmi les pays où la mortalité routière est élevée. Les statistiques publiées au cours des dernières années montrent une augmentation significative des décès sur les routes, et des accidents massifs ont déjà fait plusieurs dizaines de victimes par le passé. En décembre 2024, un incident majeur dans la région sud avait causé la mort de 71 personnes après la chute d’un véhicule dans une rivière, illustrant la répétition de sinistres graves liés à l’état des infrastructures et aux conditions de transport.
Les autorités régionales ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances précises de l’accident, notamment l’état du véhicule, la vitesse au moment du départ de la route, et l’éventuelle responsabilité du conducteur ou d’autres facteurs externes. Les hôpitaux de la région ont déclaré être en alerte pour recevoir d’autres blessés, tandis que des responsables politiques locaux ont promis d’étudier des mesures pour renforcer les services d’urgence et améliorer la sécurité sur les axes routiers les plus dangereux.