Éthiopie : l’armée reprend Sekota, combats s’étendent et sept groupes visent Abiy Ahmed
L’armée éthiopienne affirme avoir repris Sekota alors que les combats se propagent à Amhara, Tigré et Afar
27 sept. 2026 — L’armée éthiopienne affirme avoir repris Sekota; les combats gagnent Amhara, Tigré et Afar après l’alliance de sept groupes visant Abiy Ahmed.
L’armée éthiopienne a déclaré le 27 septembre 2026 avoir repris la ville stratégique de Sekota, marquant une nouvelle phase d’intensification des combats qui se propagent aux régions d’Amhara, du Tigré et d’Afar. Cette montée des hostilités intervient au lendemain de la formation d’une alliance de sept groupes armés dont l’objectif déclaré est le renversement du gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed. La situation reste fluide, avec des foyers de violence dispersés et des communications locales parfois interrompues.
Forces fédérales revendiquent la reprise de Sekota
L’armée a annoncé la reprise de Sekota, positionnée dans la zone de Wag Hemra de la région d’Amhara, qu’elle présente comme un gain stratégique pour sécuriser les axes routiers et repousser les forces tigréennes. Sekota est considérée comme un point de contrôle régional important, tant sur le plan logistique que symbolique. Les autorités fédérales insistent sur le caractère décisif de cette opération, mais des éléments de résistance armée et des affrontements sporadiques ont été signalés à proximité immédiate de la ville, laissant la situation sur le terrain partiellement contestée.
Extension des combats dans Amhara, Tigré et Afar
Les hostilités, initialement concentrées dans certaines zones du Tigré, semblent s’être étendues vers l’ouest et le nord-est, touchant désormais plusieurs localités des régions d’Amhara et d’Afar. Des accrochages ont été rapportés sur plusieurs fronts, avec des mouvements de troupes et des tirs d’artillerie signalés dans des zones rurales et périurbaines. Cette propagation augmente le risque d’une confrontation à plus grande échelle entre forces fédérales et groupes armés, et complique la capacité des autorités à stabiliser les zones affectées.
Alliance des sept groupes armés et objectif politique
Au cœur de cette escalade figure la constitution récente d’une alliance réunissant sept groupes armés, qui ont fait connaître leur intention de renverser le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed. L’émergence de cette coalition reconfigure le paysage militaire et politique national, en rapprochant des forces disparates autour d’un objectif commun. La coordination entre ces groupes pourrait accroître la portée des opérations et la complexité du conflit, rendant les perspectives de règlement négocié plus difficiles à envisager à court terme.
Conséquences humanitaires et déplacement de populations
L’intensification des combats entraîne des conséquences humanitaires immédiates. Des déplacements de populations ont été signalés vers des zones jugées plus sûres, tandis que l’accès à l’aide alimentaire, aux soins médicaux et à l’eau potable devient plus précaire. Les infrastructures civiles, déjà fragilisées par des mois de tensions, risquent d’être davantage endommagées. Les corridors humanitaires restent limités et la sécurité des convois d’assistance demeure incertaine dans plusieurs secteurs touchés par les affrontements.
Risques pour la stabilité nationale et réactions politiques
La recomposition des forces armées et l’extension du conflit posent un risque sérieux pour la stabilité nationale. La formation d’une alliance armée déterminée à renverser l’exécutif accroît la polarisation politique et militaire, et pourrait entraîner une réponse sécuritaire renforcée de la part du gouvernement. Sur le plan diplomatique, la situation pourrait susciter des appels à la désescalade de la part d’acteurs régionaux et internationaux, mais les options de médiation dépendront de la volonté des parties et de l’évolution rapide des événements sur le terrain.
La situation reste hautement volatile et sujette à des changements rapides. Les développements des prochaines heures et des prochains jours seront déterminants pour l’avenir des opérations militaires et pour l’ampleur de la crise humanitaire. Les autorités locales et nationales font face au défi immédiat de protéger les civils et de maintenir des couloirs d’assistance, tandis que la communauté politique anticipe les répercussions institutionnelles d’une nouvelle phase d’affrontements.