Évacuation d’habitants affamés d’Oleshky après trêve humanitaire négociée par Melania Trump
Trêve de six jours à Oleshky : des centaines d’habitants évacués vers l’Ukraine, d’autres restent en zone occupée
Une trêve humanitaire de six jours a permis l’évacuation d’habitants d’Oleshky vers l’Ukraine; victimes affamées prises en charge et opérations d’aide lancées.
Les premiers groupes d’habitants sortis de la ville d’Oleshky, tenue par les forces russes, ont franchi la frontière pour regagner des zones contrôlées par Kiev après des mois d’isolement et de rupture des approvisionnements. Cette évacuation s’inscrit dans le cadre d’une pause humanitaire locale de six jours — la plus longue de ce type depuis le début de l’invasion à grande échelle en 2022 — annoncée comme le fruit de médiations attribuées à des personnalités internationales. Les rescapés ont été accueillis par des équipes médicales et des volontaires, tandis que la logistique d’urgence se mettait en place le long des axes de transit.
Mouvements de population vers le territoire ukrainien
Des bus chargés d’hommes, de femmes et d’enfants ont débouché sur la frontière ukrainienne dans la région de Tchernihiv où des tentes, des ambulances et des postes de premiers soins avaient été déployés. Beaucoup d’évacués étaient enveloppés de drapeaux bleu et jaune et ont retrouvé des proches après un trajet éprouvant. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a remercié les médiateurs impliqués et appelé à poursuivre les démarches vers une désescalade plus large.
Etat sanitaire critique et pénurie alimentaire prolongée
Parmi les personnes évacuées, plusieurs ont souffert d’une malnutrition avancée. Des témoignages recueillis auprès de rescapés décrivent des pertes de poids importantes, des hospitalisations et le recours à des aliments de fortune — herbe ou courges — pour survivre lorsque les convois d’aide n’ont plus pu atteindre la ville. Des équipes médicales ont priorisé les soins pour les personnes âgées, les enfants et les malades chroniques à l’arrivée.
Itinéraire inverse et logistique complexe
Pour quitter Oleshky, les habitants ont emprunté un itinéraire détourné : bus vers la Crimée, passage par la ville russe d’Anapa, puis vol vers la Biélorussie avant de traverser l’Ukraine pour rejoindre les zones sûres. Ce corridor complexe visait à éviter les secteurs de front actifs et à sécuriser les points de passage. Les autorités ukrainiennes ont indiqué que les routes ont été fouillées et déminées avant le transit, tandis que des équipes humanitaires ont installé des campements temporaires pour fournir des repas chauds et des vêtements.
Durée de la trêve et actions sur le terrain
La pause de six jours a été annoncée comme prenant effet au début de la semaine et devait se terminer le dimanche soir. Pendant cette période, les parties ont déclaré avoir autorisé l’acheminement de vivres, de médicaments et d’autres fournitures essentielles vers la ville, ainsi que des opérations de déminage visant à rendre certains axes praticables. Malgré ces mesures ponctuelles, les combats se sont poursuivis sur d’autres secteurs du front, avec des frappes et des attaques de drones signalées ailleurs.
Décision de rester et assistance pour les personnes sur place
Un nombre non précisé d’habitants a choisi de rester à Oleshky malgré l’absence persistante de gaz, d’électricité et d’eau courante. Les autorités russes locales ont déclaré que l’aide humanitaire se poursuivrait pour ceux qui sont restés et que des missions régulières seraient organisées. Avant le conflit, la ville comptait environ 24 000 habitants; la population avait fortement diminué, tombant à environ 1 700 personnes avant le début de cette évacuation. Les bilans précis des évacués et des résidents restants n’ont pas été publiés par les autorités ukrainiennes.
Les scènes d’accueil à la frontière ont montré une mobilisation locale : villageois le long de l’autoroute brandissant des lampes de poche et des drapeaux pour saluer les arrivants, pancartes indiquant « Vous n’êtes pas seuls » et équipes d’urgence offrant du soutien immédiat. Reste la question de la continuité de l’aide, de la sécurité des routes et de la protection des civils sur un front toujours actif.