Face aux taxes Trump, l’industrie indienne parie sur le Maroc
Cette orientation est notamment suivie de sociétés comme Gokaldas Exports, un fournisseur de la marque Gap, et Raymond Lifestyle, un fabricant textile, explique Bloomberg. Gokaldas Exports, qui exploite déjà quatre usines au Kenya et une en Éthiopie, a clairement indiqué sa position par la voix de son directeur général: “Nous continuerons notre expansion en Afrique en cas de tâches de douane de 50%”. Cette approche vise à profiter d’un environnement fiscal plus favorable.
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La raison de cette stratégie est basée sur un différentiel fiscal important. Les biens produits au Kenya ou en Éthiopie, par exemple, ne sont soumis que de tâches de douane de 10% à l’entrée sur le territoire américain, contre 50% pour les personnes exportées directement de l’Inde. D’autres secteurs, tels que les exportateurs de diamants et de bijoux, sont également intéressés par cette alternative, attirée par des incitations fiscales, telles que les exonérations fiscales, proposées par des pays comme l’Éthiopie, le Nigéria ou le Maroc pour attirer des investissements directs étrangers.
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L’Inde est urgente. Une étude Bloomberg estime que les exportations des industries à forte intensité de main-d’œuvre, comme les vêtements, pourraient diminuer jusqu’à 90% sous l’effet de ces nouvelles barrières de prix. Une telle contraction menacerait directement l’activité et l’emploi dans ces secteurs clés de l’économie indienne.
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Ces mesures commerciales font partie d’un contexte géopolitique plus large. L’administration américaine justifie sa décision en accusant New Delhi d’avoir contribué au financement du conflit en Ukraine via ses importations de pétrole russe. Ce poste a été exprimé sans équivoque par Peter Navarro, conseiller commercial de la Maison Blanche, qui a décrit la situation comme une “guerre de Modi”, reliant directement la politique commerciale à la diplomatie du Premier ministre indien.