Fès-Meknès : 1 121 créations d’entreprises en janvier‑février 2026 selon l’OMPIC
Fès-Meknès enregistre 1 121 nouvelles entreprises sur janvier-février 2026
La région Fès-Meknès a vu naître 1 121 entreprises en janvier-février 2026, majoritairement des SARL-AU; répartition géographique et sectorielle détaillées.
La région Fès-Meknès a enregistré la création de 1 121 entreprises au cours des deux premiers mois de l’année 2026. Ce flux d’immatriculations se compose de 790 personnes morales et de 421 personnes physiques, illustrant une nette prépondérance des structures sociétaires. Le nombre total régional s’inscrit dans un contexte national où 16 985 entreprises ont été créées sur la même période, avec une répartition de 75 % de personnes morales et 25 % de personnes physiques.
Bilan régional des créations d’entreprises
Sur les deux mois étudiés, la dynamique entrepreneuriale de Fès-Meknès est marquée par une concentration importante d’immatriculations. Les 1 121 dossiers représentent un mouvement soutenu d’initiatives économiques, porté majoritairement par des entités à responsabilité limitée à associé unique. La tendance générale indique une préférence pour des formats juridiques permettant une mise en activité rapide et une responsabilité limitée des porteurs de projet.
Répartition par formes juridiques
La forme juridique dominante est la SARL à associé unique, qui regroupe 63,8 % des nouvelles entreprises. Les SARL classiques représentent 36 % des créations, tandis que les sociétés anonymes et autres formes juridiques restent marginales, chacune autour de 0,1 %. Cette composition traduit une préférence pour des structures souples et adaptées aux petites et moyennes activités commerciales et de services.
Répartition géographique des immatriculations
La ville de Fès concentre la majorité des enregistrements avec 625 nouvelles entreprises, soit plus de la moitié du total régional. Meknès suit avec 346 créations. Les autres provinces affichent des chiffres nettement plus modestes : Sefrou (67), Taza (65), El Hajeb (37), Taounate (25), Azrou (25) et Boulemane (21). Cette répartition confirme la polarisation des initiatives économiques autour des pôles urbains principaux, Fès et Meknès, qui attirent investissements, clientèle et infrastructures.
Dominance du commerce et du BTP
Par secteur d’activité, le commerce représente la part la plus importante des créations, à 36,12 %. Le bâtiment, les travaux publics et les activités immobilières suivent avec 21,87 %. Les services divers comptent pour 14,91 %, l’industrie pour 7,55 %, les hôtels et restaurants pour 6,49 % et les transports pour 6,43 %. Les secteurs des technologies de l’information et de la communication (TIC), des activités financières et de l’agriculture apparaissent moins représentés, avec respectivement 2,32 %, 2,25 % et 2,05 %. Cette structure sectorielle met en évidence une économie régionale orientée vers le commerce et les services liés à la construction et à l’habitat.
Comparaison avec le niveau national
À l’échelle nationale, les 16 985 immatriculations sur janvier-février 2026 montrent une tendance similaire en faveur des personnes morales. La part relative de Fès-Meknès dans le total national représente une portion notable mais non majoritaire, reflétant l’équilibre entre régions à forte densité économique et zones moins actives. La prédominance des SARL-AU observée localement s’inscrit également dans une logique nationale où les structures individuelles à responsabilité limitée gagnent du terrain.
Impacts attendus sur l’emploi et l’écosystème local
La forme et la répartition des nouvelles entreprises laissent entrevoir des effets directs sur l’emploi local, notamment dans le commerce, la construction et les services. Les créations d’entreprises commerciales et de BTP peuvent soutenir l’activité des fournisseurs locaux et générer des emplois de courte et moyenne durée. La faible part des TIC et des activités financières souligne cependant un enjeu pour la diversification économique et la montée en compétences technologiques dans la région.
La progression des immatriculations au début de 2026 indique une vitalité entrepreneuriale concentrée sur les pôles urbains et orientée vers les secteurs traditionnels. Pour soutenir une croissance inclusive, les acteurs publics et privés devront faciliter l’accès au financement, renforcer la formation professionnelle et encourager l’émergence d’activités à plus forte valeur ajoutée, en particulier dans les technologies et les services innovants.