FIFA propose de vendre 20% de la Coupe du Monde, l’UEFA s’indigne
FIFA propose de céder jusqu’à 20 % des droits de la Coupe du Monde via une filiale évaluée à 20 milliards de dollars
La FIFA veut créer une filiale de 20 milliards $ et céder jusqu’à 20 % des droits de la Coupe du Monde pour lever 4,2 milliards, provoquant une fronde de l’UEFA. (159 caractères)
La FIFA a annoncé mardi 28 juillet 2026 un projet visant à transférer la gestion commerciale de la Coupe du Monde et d’autres compétitions à une nouvelle filiale valorisée à 20 milliards de dollars, en offrant à des investisseurs des participations minoritaires allant jusqu’à 20 %. L’initiative — conçue pour lever jusqu’à 4,2 milliards de dollars — prévoit que la fédération mondiale conserve la majorité du capital et le contrôle des décisions sportives et réglementaires, mais elle a immédiatement déclenché une forte réaction de l’UEFA et de responsables politiques en Europe.
FIFA propose une filiale évaluée à 20 milliards de dollars
La proposition consiste à constituer une entité distincte, présentée par la FIFA comme un véhicule destiné à centraliser et valoriser les actifs liés à la Coupe du Monde et à d’autres manifestations internationales. La fédération indique qu’elle conserverait le contrôle majoritaire et tous les pouvoirs décisionnels sur l’organisation des compétitions, les calendriers et la gouvernance sportive, tandis que les investisseurs prendraient des parts minoritaires à des fins purement commerciales.
Modalités: cession de participations jusqu’à 20% et levée de 4,2 milliards
Selon le plan soumis aux membres, la filiale offrirait des participations qui permettraient de lever un montant maximum de 4,2 milliards de dollars. La FIFA affirme que les bénéfices nets générés seraient réinjectés dans le développement du football à l’échelle mondiale pour financer des programmes d’accès, d’infrastructures et de formation. La proposition doit encore être soumise au vote des 211 associations membres de la FIFA avant de pouvoir être mise en œuvre.
Vote des 211 membres et calendrier
Le texte formalise que la décision finale appartient aux 211 fédérations nationales réunies en assemblée générale. Aucun calendrier formel de consultation et de vote n’a été communiqué dans le communiqué initial, mais la mention du processus montre que le projet ne deviendra effectif qu’après approbation collective. Le résultat du vote déterminera la portée réelle de la cession et les modalités précises des participations proposées aux investisseurs.
Réaction ferme de l’UEFA et des acteurs européens
L’UEFA a exprimé son indignation, estimant que la proposition « franchit une ligne que les institutions dirigeantes du football ne devraient jamais franchir ». Dans ses déclarations, l’instance européenne a insisté sur le fait que l’âme et la gouvernance du football ne sauraient être traitées comme des actifs à échanger sans transparence sur les bénéficiaires. Des voix politiques se sont également élevées: le Premier ministre britannique a condamné la démarche sur les réseaux sociaux, affirmant que la Coupe du Monde « n’est pas un produit » et rappelant que la compétition ne doit pas être mise en vente.
Investisseurs envisagés et questions de transparence
La FIFA a indiqué qu’un groupe d’investisseurs proposé devrait être dirigé par un véhicule créé par Joshua Kushner. L’identité et la composition exacte du consortium proposé, ainsi que les conditions de gouvernance et de rémunération pour les investisseurs, restent peu précisées publiquement. Cette opacité a alimenté les critiques, l’UEFA et d’autres parties demandant des garanties supplémentaires sur la transparence des bénéficiaires et sur l’impact à long terme pour les ligues, les clubs, les joueurs et les supporters.
Garanties de gouvernance et promesse de réinvestissement
Pour répondre aux inquiétudes, la FIFA tient à souligner qu’elle conservera un contrôle exclusif sur les décisions sportives, les calendriers et la régulation. Elle assure que l’utilisation des fonds visera à accroître l’accès au football et à financer des programmes de développement durable à travers le monde. Néanmoins, la promesse de réinvestissement suscite des demandes de mécanismes contraignants: plusieurs fédérations et observateurs réclament des engagements écrits, des audits indépendants et des calendriers précis pour l’affectation des recettes.
Le projet ouvre un débat majeur sur la manière dont les grandes compétitions sportives doivent être gérées financièrement tout en préservant leur dimension collective et patrimoniale. La décision finale, attendue lors du vote des 211 membres, pèsera non seulement sur les équilibres économiques de la FIFA mais aussi sur les relations entre la fédération mondiale et les instances régionales, en particulier l’UEFA, qui s’est clairement positionnée contre toute marchandisation de l’essence du football.