Force affiliée aux RSF tue 27 civils dans le Nord-Kordofan, crise humanitaire s’aggrave
Attaque meurtrière à l’ouest de Bara : au moins 27 civils tués, crise humanitaire aggravée
Au moins 27 civils, dont des personnes âgées, ont été tués lors d’une attaque attribuée à une force affiliée aux RSF à l’ouest de Bara (Nord-Kordofan). La violence intervient en pleine aggravation de la crise humanitaire et d’une insécurité alimentaire massive.
Attaque ciblant des villages en zone civile
Une offensive menée jeudi dans la région d’al-Murrah a visé plusieurs villages résidentiels à l’ouest de Bara. Les assaillants ont exécuté des habitants, y compris des personnes âgées, selon les récits recueillis sur place. Les localités touchées n’étaient, d’après les témoignages, pas des positions militaires, ce qui soulève des questions sur le ciblage délibéré de civils.
Bilan humain et impact immédiat
Le nombre initial de victimes s’élève à au moins 27 morts. Les raids ont provoqué des blessures parmi les survivants et un déplacement massif de familles cherchant à fuir les zones attaquées. Les pertes humaines s’ajoutent à la détresse quotidienne des populations locales, déjà privées d’accès régulier à la nourriture, aux soins et à la sécurité.
Contexte du conflit et contrôle territorial
Le Soudan est engagé dans un conflit armé depuis avril 2023, marqué par des affrontements entre l’armée et des forces paramilitaires. La région du Kordofan s’est transformée en un des principaux théâtres d’opérations, avec des combats qui se multiplient sur plusieurs fronts. Les forces paramilitaires et leurs alliés contrôlent de larges portions du Darfour occidental et des secteurs du Kordofan proches de la frontière du Soudan du Sud, zones réputées pour leurs ressources en hydrocarbures et en or.
Conséquences humanitaires et crise alimentaire
L’attaque survient dans un contexte de détérioration humanitaire sévère. Un rapport récent indique que près de 19,5 millions de personnes à travers le pays font face à une insécurité alimentaire grave, et que plus de 40 % de la population est confrontée à une faim aiguë. Les violences répétées, la destruction des moyens de subsistance et les restrictions d’accès aux aides aggravent la situation nutritionnelle, particulièrement chez les enfants, les personnes âgées et les ménages déplacés.
Appels à la protection des civils et arrêt des attaques
Des acteurs humanitaires et observateurs locaux ont dénoncé la brutalité des opérations et appelé à une protection urgente des zones civiles. Ils demandent également des mesures pour empêcher de nouvelles incursions et pour garantir l’accès humanitaire aux populations en détresse. Les appels insistent sur la responsabilité des commandements pour faire cesser les attaques contre des villages et pour répondre aux besoins vitaux des personnes déplacées.
Calendrier et portée de l’attaque
L’assaut a eu lieu le deuxième jour de l’Aïd al-Adha, ce qui a eu pour effet d’aggraver l’angoisse des communautés affectées à un moment de rassemblement familial et de célébration. Les opérations se sont déroulées sur plusieurs sites dans la même zone administrative, forçant des familles à fuir précipitamment et à abandonner biens et récoltes, compromettant ainsi la sécurité alimentaire locale pour les mois à venir.
Effets sur les déplacements et les services essentiels
Les violences récurrentes contribuent à l’augmentation du nombre de personnes déplacées internes et à la rupture des services de base. Les structures de santé locales, déjà fragilisées, peinent à prendre en charge les blessés et les malades. L’approvisionnement en denrées et en carburant est perturbé, ce qui complique l’acheminement des secours et augmente le risque d’une crise sanitaire élargie.
La série d’attaques et la détérioration des conditions de vie exigent une réponse humanitaire renforcée et des engagements politiques pour protéger les civils. Sans un accès sécurisé et une pression effective pour empêcher les violations, la souffrance des populations de la région risque de s’intensifier.