Fouzi Lekjaa assure un dossier solide du Maroc devant le TAS pour la CAN
Lekjaa affirme que le Maroc dispose d’un dossier solide pour réclamer la CAN 2025 devant le TAS
Lekjaa affirme que le Maroc a un dossier complet pour revendiquer le titre de la CAN 2025 devant le TAS, soutenu par rapports officiels, images et l’article 84.
Le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, a annoncé que le Maroc présente un dossier “complet et solide” pour faire valoir sa revendication du titre de la CAN 2025 devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Selon Lekjaa, la contestation repose sur des éléments factuels — notamment le rapport de l’arbitre et des enregistrements vidéo — qui, combinés aux règles disciplinaires applicables, démontrent que la rencontre a été affectée par l’abandon d’une des équipes. Le dirigeant a précisé que le Royaume avait cherché à respecter les procédures et à éviter toute action contraire au règlement avant de porter l’affaire devant les instances compétentes.
Lekjaa affirme un dossier complet et solide
Le message central tenu par le président fédéral est clair : le Maroc considère que les preuves réunies suffisent à établir sa victoire sportive au regard du règlement. Lekjaa insiste sur la cohérence entre les éléments établis sur le terrain et les textes disciplinaires. Il a indiqué que l’argumentation présentée au TAS repose sur des pièces officielles — rapports d’arbitres et images — et sur l’application stricte des articles du code disciplinaire concernés par les comportements conduisant à l’interruption d’une rencontre.
Référé au Tribunal arbitral du sport
La procédure choisie pour trancher le litige est celle du Tribunal arbitral du sport, institution chargée des différends sportifs internationaux. Le recours au TAS traduit la volonté de la Fédération marocaine de soumettre l’affaire à une juridiction reconnue et spécialisée plutôt que de rester dans la sphère médiatique ou politique. Le dossier devrait, selon les déclarations, comporter un descriptif chronologique des faits, les pièces vidéo et le rapport officiel de l’arbitre, éléments que Lekjaa juge décisifs pour l’issue du litige.
Éléments de preuve invoqués par le Maroc
Parmi les pièces mises en avant, Lekjaa mentionne le rapport d’arbitrage rédigé à l’issue du match et des enregistrements audiovisuels qui, d’après lui, documentent le retrait de l’équipe adverse. Ces éléments servent à établir la réalité des événements et à démontrer que l’abandon n’était pas le résultat d’une décision unilatérale du Maroc. Le président de la Fédération met en avant la concordance entre ces preuves et les stipulations règlementaires qui définissent les conséquences d’un abandon de rencontre.
Application de l’article 84 du code disciplinaire de la CAF
L’argument juridique central invoqué par les autorités marocaines s’appuie sur l’article 84 du code disciplinaire de la Confédération africaine de football. Selon Lekjaa, cet article prévoit des dispositions précises qui permettent de statuer en cas d’abandon d’une rencontre et, le cas échéant, d’attribuer la victoire à l’équipe non fautive. L’interprétation et l’application de cet article seront au coeur de l’examen du dossier par le TAS, qui devra déterminer si les conditions légales d’une telle décision sont réunies.
Conduite des équipes et déroulé de la finale
Le président a également clarifié la posture de l’équipe marocaine durant l’incident : les Marocains, d’après ses propos, avaient initialement accepté de reprendre la partie pour ne pas se mettre en position de faute et éviter de potentielles sanctions pour abandon. Cette approche, affirme-t-il, témoigne de la volonté de respecter les protocoles et de faciliter une décision fondée sur des éléments objectifs plutôt que sur des réactions impulsives.
Sanctions potentielles et impact disciplinaire
Lekjaa n’a pas exclu que des sanctions puissent être envisagées à l’encontre de l’équipe adverse si l’examen du dossier confirme un retrait injustifié. La question des conséquences disciplinaires — telles que des amendes, des suspensions ou d’autres mesures — dépendra de la qualification des faits au regard du code disciplinaire applicable. La Fédération marocaine met l’accent sur la nécessité que la justice sportive se prononce de manière impartiale et sur la base des preuves présentées.
La suite de la procédure sera déterminante pour la reconnaissance définitive du titre et pour l’éventuelle application de sanctions. Le dossier transmis au TAS devra convaincre sur le plan factuel et juridique afin que la position marocaine soit retenue par l’instance arbitrale.