Gaza : fillette de 7 ans et père tués après achats scolaires par frappe israélienne
Gaza : une fillette de 7 ans et son père tués dans une frappe alors qu’ils revenaient de fournitures scolaires
À Gaza, une fillette de 7 ans et son père tués lors d’une frappe alors qu’ils revenaient de fournitures scolaires; d’autres attaques ont visé un abri scolaire.
Les attaques sur Gaza ont fait au moins cinq morts, dont deux enfants, malgré un cessez-le-feu déclaré en vigueur. Une fillette de sept ans, Wafaa Aqila, et son père sont morts après qu’une frappe a touché le véhicule dans lequel ils se trouvaient à leur retour d’un achat de fournitures scolaires, quelques jours avant le début prévu de l’année scolaire. Peu de temps après, une attaque d’artillerie a frappé l’école Sakina, utilisée comme abri pour des personnes déplacées à Deir el-Balah, et a causé la mort d’un élève de première année, identifié comme Saadi Ghalia. Ces événements interviennent alors que la population tente de se préparer à la rentrée dans des conditions d’extrême précarité.
Frappe mortelle sur un véhicule familial
La frappe qui a tué Wafaa Aqila et son père a touché un véhicule civil en déplacement après un achat de fournitures scolaires. Le véhicule a été atteint en pleine journée, alors que les habitants circulent encore malgré les dangers. La mort de la fillette, âgée de sept ans, souligne la vulnérabilité des civils dans les zones urbaines où des déplacements quotidiens — même pour des besoins scolaires élémentaires — comportent un risque mortel.
Attaque contre un abri scolaire à Deir el-Balah
L’école Sakina, qui servait d’abri pour des familles déplacées, a été touchée par des tirs d’artillerie dans la même journée. Un élève de première année, Saadi Ghalia, a été tué sur place. Les écoles converties en abris constituent des points de refuge pour des milliers de personnes déplacées, et les attaques sur ces sites aggravent la crise humanitaire en réduisant les espaces sûrs disponibles pour les civils.
Bilan des victimes et blessures récentes
Au cours des dernières 24 heures, cinq personnes ont été tuées et une trentaine blessées dans des frappes et des affrontements dans la bande de Gaza. Deux victimes supplémentaires sont décédées après avoir succombé à des blessures subies lors d’attaques antérieures. Ces pertes s’ajoutent à un rythme soutenu de victimes civiles, notamment parmi les enfants, et alimentent l’urgence humanitaire qui touche les hôpitaux, les centres d’accueil et les familles.
Chiffres cumulés depuis octobre 2023 et après le cessez-le-feu
Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu en octobre, au moins 1 352 personnes ont été tuées et 4 511 blessées dans la période qui a suivi cette trêve annoncée. Sur l’ensemble du conflit déclenché en octobre 2023, les pertes humaines se comptent en dizaines de milliers, avec des dizaines de milliers d’autres blessés, amplifiant l’ampleur de la destruction des infrastructures civiles, des maisons et des services essentiels.
Conséquences sur la rentrée scolaire et déplacements internes
La proximité des attaques avec la date de rentrée scolaire accentue l’angoisse des familles. Les fournitures scolaires deviennent un motif de déplacement à risque, et les écoles elles-mêmes, souvent utilisées comme refuges, ne sont plus perçues comme des lieux sûrs. Les autorités locales et les communautés se retrouvent face à des défis logistiques et psychologiques : assurer la sécurité des enfants, fournir un enseignement de base, et offrir des espaces d’accueil lorsque les habitations sont détruites ou jugées dangereuses.
La série d’incidents récents met en évidence la fragilité des espaces civils et l’impact direct des opérations militaires sur la vie quotidienne des populations, en particulier des enfants. Alors que la période de rentrée approche, la nécessité d’un accès sécurisé à l’éducation, à l’aide humanitaire et à des abris dignes reste cruciale pour limiter de nouvelles pertes civiles et répondre aux besoins fondamentaux des familles touchées.