Genevard au SIAM appelle à un partenariat France-Maroc-Afrique pour la durabilité animale
SIAM 2026 : Appel à une coopération renforcée pour une production animale durable et une souveraineté alimentaire
Au SIAM, Maroc et partenaires européens appellent à renforcer coopération, recherche et filières pour une production animale plus durable et souveraine.
La session d’ouverture de la conférence internationale de haut niveau, organisée dans le cadre du 18e Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient jusqu’au 28 avril 2026, a mis l’accent sur la durabilité de la production animale et la souveraineté alimentaire. Lors de son intervention, Mme Genevard a souligné la nécessité d’un partenariat bilatéral et régional consolidé pour faire face aux défis structurels et environnementaux qui pèsent sur les filières animales. La rencontre a rassemblé responsables politiques, décideurs, organisations internationales, chercheurs et professionnels du secteur, confirmant le rôle central du SIAM comme plateforme de dialogue stratégique.
Ouverture de la conférence au SIAM
L’ouverture officielle a donné le ton : la transformation des systèmes de production animale exige des réponses coordonnées entre pays et acteurs. Mme Genevard a présenté la dynamique actuelle comme une base solide pour renforcer le partenariat entre la France, le Maroc et les pays africains, en insistant sur le lien entre compétitivité, durabilité et solidarité. Le thème retenu pour cette édition place la production animale au coeur des débats sur l’autonomie alimentaire, avec l’objectif de conjuguer performance économique et résilience face aux chocs climatiques et aux fluctuations des marchés.
Priorités communes pour les filières animales
Plusieurs priorités communes ont été identifiées lors des interventions : sécurisation de l’alimentation animale, modernisation et professionnalisation des exploitations, amélioration génétique, structuration des filières et adaptation aux évolutions des modes de consommation. Ces axes visent à accroître la durabilité des systèmes d’élevage tout en répondant à la demande croissante en produits de qualité. Les participants ont rappelé la nécessité d’investissements ciblés, de politiques publiques favorisant l’innovation et d’un meilleur accès des éleveurs aux ressources et aux marchés.
Rôle de la recherche et de la professionnalisation
Mme Genevard a insisté sur la mobilisation conjointe des éleveurs, de la recherche et des acteurs publics. La modernisation passe par la diffusion de pratiques améliorées, la formation technique et l’intégration des résultats de la recherche agronomique et génétique. L’amélioration génétique a été présentée comme un levier pour améliorer la productivité et la résistance aux maladies, mais associée à des programmes de gestion durable des ressources. La professionnalisation des exploitations est également une condition pour structurer des chaînes de valeur plus efficaces et résilientes.
Interventions ministérielles et présence internationale
La session inaugurale a été marquée par les interventions du ministre marocain de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, du ministre portugais de l’Agriculture et de la Pêche, José Manuel Fernandes, et du ministre ivoirien de l’Agriculture, Bruno Nabagne Kone. Leurs prises de parole ont illustré une volonté politique partagée de renforcer la coopération régionale et internationale. Les échanges ont permis de mettre en perspective des initiatives nationales et des projets de coopération technique, soulignant l’importance d’une coordination pour éviter les doublons et maximiser l’impact des interventions.
Attentes pour les acteurs économiques et la consommation
Les professionnels présents ont souligné l’impératif d’adapter les filières aux nouvelles attentes des consommateurs, notamment en matière de qualité, de traçabilité et de durabilité environnementale. La structuration des filières doit permettre aux petits et moyens éleveurs d’accéder aux marchés et aux services (alimentation, santé animale, financement). Les interventions ont également abordé la nécessité d’une chaîne d’approvisionnement plus résiliente pour sécuriser l’alimentation animale, un point jugé essentiel pour la stabilité de la production.
L’ouverture de cette conférence au SIAM a rappelé que la transformation des systèmes alimentaires repose sur des actions concertées entre gouvernements, chercheurs et acteurs privés. Le message central est clair : la France, le Maroc et les pays africains ont intérêt à unir leurs forces pour bâtir des filières animales plus durables, compétitives et solidaires. Les suites de cette rencontre devront traduire les engagements en plans opérationnels, financements et programmes de coopération concrets pour accompagner les éleveurs et protéger les ressources.