Gianni Infantino obtient le soutien de la CAF et de l’AFC pour 2027
Infantino renforcé : la CAF et l’AFC annoncent leur soutien pour la présidence de la FIFA en 2027
La CAF et l’AFC ont confirmé leur appui à la candidature de Gianni Infantino pour la présidence de la FIFA en 2027, consolidant une coalition régionale qui représente 101 voix et accentuant l’avance politique du président en place malgré des controverses publiques.
Soutien unanime de la CAF à Vancouver
La Confédération africaine de football (CAF) a déclaré à Vancouver qu’elle avait “accepté à l’unanimité” d’appuyer Gianni Infantino si celui-ci se présentait à sa réélection en 2027. L’annonce, faite lors du Congrès de la FIFA, marque un alignement fort de l’Afrique derrière le président sortant et intervient dans un contexte où les appuis régionaux sont décisifs pour l’issue du scrutin présidentiel.
L’AFC confirme son appui historique
La Confédération asiatique de football (AFC) a également officialisé son soutien, avec une déclaration de son président Salman bin Ebrahim Al Khalifa rappelant que l’Asie soutient Infantino depuis son accession en 2016. L’AFC a présenté ce soutien comme une continuité politique, soulignant l’importance du rôle de la FIFA dans le développement du football asiatique.
Poids électoral crucial : 101 voix pour l’Afrique et l’Asie
En combinant les votes des confédérations africaine et asiatique, Infantino bénéficie désormais du soutien de 101 des 211 électeurs possibles au sein des instances de la FIFA. Ce bloc régional donne une assise électorale importante, rapprochant le candidat d’une majorité nécessaire pour l’emporter dans une élection qui reste cependant ouverte aux alliances avec d’autres confédérations.
Alliances supplémentaires : la CONMEBOL déjà acquise
La CONMEBOL avait précédemment annoncé son appui à Infantino, ajoutant 10 voix supplémentaires à son camp. Cet engagement sud-américain renforce la dynamique pro-Infantino et illustre la construction progressive d’une coalition transcontinentale qui pourrait s’avérer déterminante lors du vote présidentiel prévu en 2027.
Points de tension : controverses et plaintes éthiques
Le parcours d’Infantino a été marqué par plusieurs controverses. Le président suisse a été critiqué pour ses liens affichés avec des personnalités politiques internationales et pour la remise d’un prix à une figure publique, ce qui a donné lieu à une plainte formelle évoquant une possible atteinte à la neutralité politique de la FIFA. Ces éléments ont alimenté un débat sur l’éthique et l’impartialité de l’institution, et restent des sujets potentiels de contestation pendant la campagne.
Réformes sportives et retombées financières
Sous la direction d’Infantino, la FIFA a mené des réformes structurantes, notamment l’extension de la Coupe du Monde à 48 équipes et la création d’une Coupe du Monde des Clubs à 32 équipes. Ces mesures ont suscité des critiques sur le plan sportif tout en générant des recettes significatives : la Coupe du Monde de l’année en cours est estimée produire des revenus de l’ordre de 13 milliards de dollars, et le programme FIFA Forward a vu une hausse marquée des financements alloués aux associations membres.
Limites statutaires et question du nombre de mandats
Les statuts de la FIFA limitent traditionnellement la présidence à trois mandats, mais l’instance a jugé que le mandat partiel d’Infantino entre 2016 et 2019 ne comptait pas dans ce total, ouvrant la voie à une nouvelle candidature en 2027. Cette interprétation juridique demeure un point sensible qui pourrait être exploité par des opposants ou devenir un sujet de débat institutionnel au cours des procédures électorales.
La confirmation des appuis de la CAF et de l’AFC redessine le paysage politique de la FIFA à quelques mois et années des échéances électorales, plaçant Gianni Infantino dans une position favorable mais non incontestable, alors que les questions d’éthique, de gouvernance et d’impact sportif continuent d’alimenter le dialogue entre fédérations, acteurs du football et observateurs internationaux.