Hakim Ziyech fait constater son entraînement par huissier au Wydad
Hakim Ziyech fait constater son entraînement par un huissier au Wydad, le conflit contractuel prend une tournure judiciaire
Hakim Ziyech a fait constater par un huissier son entraînement au Wydad. Conflit salarial (80–100k€/mois) et exclusion du stage d’Agadir : la rupture se précise.
Huissier mandaté au complexe Mohamed Benjelloun
Mardi, l’international marocain s’est présenté au complexe Mohamed Benjelloun accompagné d’un huissier de justice. L’officier ministériel a procédé à une constatation formelle de la présence du joueur et des conditions de la séance qui lui avait été prescrite par le club. Un procès-verbal a été dressé pour consigner par écrit les éléments observés.
Organisation prévue : séances individuelles à Casablanca
La feuille de route communiquée au joueur prévoyait qu’il reste à Casablanca et suive des entraînements individuels supervisés par un préparateur physique, après avoir été laissé en dehors du groupe envoyé en stage à Agadir. Ziyech a respecté ce programme et s’est présenté au complexe aux horaires indiqués par son employeur.
Absence du staff lors de la séance constatée
Lors de l’arrivée du joueur, l’huissier a constaté qu’aucun membre du staff technique n’était présent pour encadrer la séance prévue. Le procès-verbal mentionne l’absence de prise en charge par l’encadrement sportif, ce qui pourrait être valorisé par le joueur si la situation devait être examinée par une instance disciplinaire ou judiciaire.
Exclusion du stage d’Agadir et impact sportif
Le joueur avait déjà été privé d’un match amical et non retenu parmi les 28 éléments emmenés en préparation à Agadir. Cette mise à l’écart a entraîné des tensions visibles au sein du groupe et a posé la question de la compétitivité et de la disponibilité sportive de Ziyech pour la saison à venir. L’absence lors du stage pourrait aussi peser sur les choix techniques du club à court terme.
Désaccord sur la rémunération : montants et positions
Le différend trouve pour partie son origine dans les conditions financières du contrat. La direction chercherait à réduire la masse salariale et ciblerait un salaire mensuel estimé entre 80 000 et 100 000 euros comme levier de négociation. Le joueur, quant à lui, entend le respect des termes convenus lors de son arrivée et refuse une diminution qu’il juge inacceptable. Ce conflit salarial est au cœur des décisions récentes de la direction sportive.
Tensions avec la présidence et options envisagées
Le joueur a publiquement interpellé la nouvelle présidence, mettant en cause des décisions prises par le président récemment nommé. Face à l’escalade, la direction aurait commencé à envisager une séparation négociée afin d’éviter que le contentieux ne s’enlise devant les juridictions sportives ou civiles. Une rupture à l’amiable permettrait au club d’alléger ses charges sans procédure longue, tandis que le joueur conserverait des garanties contractuelles.
La démarche d’avoir un huissier constater formellement la situation marque une montée en intensité du différend. Le procès-verbal pourra servir de pièce si l’affaire devait être portée devant une commission ou un tribunal, en apportant une preuve écrite de la bonne foi du joueur vis-à-vis des obligations d’entraînement. À court terme, les prochaines étapes dépendront des contacts entre les parties et de la volonté de chacune d’engager une négociation sérieuse pour éviter une procédure contentieuse.