Hamas condamne la décision du Conseil de la Paix d’écarter l’UNRWA de Gaza
Hamas condamne l’exclusion de l’UNRWA par le Conseil de la Paix et alerte sur la crise humanitaire à Gaza
Hamas condamne la décision du Conseil de la Paix d’écarter l’UNRWA de Gaza, qualifiée de pro-israélienne, et demande la levée des blocages humanitaires.
Le groupe Hamas a vivement dénoncé, le 26 septembre 2026, la décision du Conseil de la Paix de ne pas collaborer publiquement avec l’agence onusienne chargée des réfugiés palestiniens, l’UNRWA, et d’écarter son rôle à Gaza. Dans un communiqué diffusé le même jour, le porte-parole du mouvement a qualifié cette position d’« alignement complet avec la position israélienne » et a affirmé que l’objectif était de mettre fin aux opérations de l’agence, d’entraver l’acheminement de l’aide et de saper le droit au retour des réfugiés palestiniens.
Réaction du Hamas à la décision
Le 26 septembre 2026, le porte-parole du Hamas a critiqué la posture adoptée par le Conseil de la Paix, estimant qu’elle revenait à sanctionner une agence humanitaire historique. Le mouvement a jugé paradoxal que le Conseil affiche une hostilité envers l’UNRWA alors même qu’il n’a pas réussi, selon lui, à obliger les autorités de l’occupation à respecter un cessez-le-feu effectif ni à mettre fin aux opérations militaires qui provoquent des pertes civiles quotidiennes. Le message publié par la direction du Hamas a également réaffirmé l’importance du rôle de l’UNRWA pour la population palestinienne de Gaza.
Position et critères du Conseil de la Paix
Le Conseil de la Paix, créé à l’initiative des États-Unis, a déclaré le 25 septembre 2026 que l’implication de l’UNRWA à Gaza « reste inchangée », tout en précisant publicement qu’il ne travaillerait qu’avec « des partenaires de confiance » jugés capables de contribuer au soutien des populations et à la « déradicalisation » de la bande de Gaza. Des responsables du Conseil ont par ailleurs indiqué en privé avoir mené des rencontres avec des représentants de l’agence, laissant entendre qu’une coopération en coulisses pourrait être envisagée si certains critères opérationnels étaient remplis.
Rôle historique de l’UNRWA et enjeux juridiques
Créée en 1949, l’UNRWA assure depuis des décennies des services d’urgence, éducatifs et sociaux pour les réfugiés palestiniens. Pour de nombreux Palestiniens, l’agence représente aussi une garantie du maintien du droit au retour, considéré comme un principe fondamental de leurs revendications nationales. L’UNRWA fait face depuis plusieurs années à des pressions politiques et diplomatiques qui remettent en cause ses activités et sa structure, tandis que certains États plaident pour une réorganisation ou un remplacement de l’agence. Les enjeux dépassent la dimension humanitaire et touchent des questions politiques sensibles liées au statu quo sur le statut des réfugiés.
Détérioration de la situation humanitaire et attaques récentes
Sur le terrain, la violence et les opérations militaires se sont poursuivies pendant la fin de semaine du 25–26 septembre 2026. Les autorités sanitaires de Gaza ont signalé plusieurs décès et blessés après des frappes et des tirs dans différentes localités de la bande. Des incidents ont été rapportés dans le nord et le sud de Gaza, notamment des frappes à Jabalia, Nuseirat, al-Mawasi et Khan Younis, ainsi que des tirs depuis des drones et l’artillerie. Parallèlement, en Cisjordanie occupée, des interventions de forces armées ont visé des établissements universitaires et des quartiers résidentiels, entraînant des arrestations et des restrictions de circulation dans plusieurs gouvernorats.
Réactions institutionnelles et demandes d’ouverture des points de passage
Des responsables ayant exercé des fonctions au sein de l’UNRWA ont appelé à garantir l’accès humanitaire à grande échelle et à rouvrir les points de passage vers Gaza pour permettre l’acheminement de nourriture, de combustibles et de matériaux essentiels à l’hiver à venir. Ils ont mis en garde contre l’impact des décisions politiques sur la livraison de l’aide et sur la capacité des organisations humanitaires à répondre aux besoins croissants de la population civile. Le débat porte désormais sur la manière de concilier exigences de sécurité, contrôle opérationnel et respect des obligations humanitaires internationales.
En l’absence d’un accord clair sur le rôle de l’UNRWA à Gaza, la population locale risque de voir s’aggraver une crise déjà profonde, tandis que les acteurs régionaux et internationaux restent divisés sur la stratégie à adopter pour garantir l’assistance et la protection des civils.