Hantavirus suspecté à bord du MV Hondius, trois décès et enquête de l’OMS
Trois décès à bord du MV Hondius : suspicion d’hantavirus confirmée par l’OMS
Trois passagers d’une croisière sont décédés et plusieurs autres sont malades à bord du MV Hondius; l’OMS confirme un cas d’hantavirus et lance une enquête.
Un incident sanitaire grave touchant des passagers du navire d’expédition MV Hondius a entraîné la mort de trois personnes et l’hospitalisation d’au moins une autre, ont annoncé les autorités sanitaires et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 3 mai 2026. Le navire, qui reliait Ushuaia, en Argentine, au Cap-Vert, fait l’objet d’une enquête après l’apparition de symptômes compatibles avec une infection par un hantavirus chez plusieurs passagers. Au total, six personnes ont présenté des signes de maladie : trois sont décédées, une est en soins intensifs et deux autres font l’objet de procédures d’évacuation et de prise en charge.
Chronologie des événements déclarés
Les premières manifestations cliniques ont été observées à bord au cours des derniers jours du voyage. Un homme de 70 ans a été le premier à développer des symptômes sévères ; il est décédé alors que le navire était encore en mer. Son corps a été transféré et retenu sur l’île de Sainte-Hélène, territoire britannique de l’Atlantique Sud. Son épouse, âgée de 69 ans, est tombée malade à son tour ; elle a été évacuée vers l’Afrique du Sud et est décédée dans un hôpital de Johannesburg le 3 mai 2026. Parallèlement, un autre passager de 69 ans, signalé comme de nationalité britannique, est pris en charge en soins intensifs à Johannesburg.
Confirmation et bilan communiqué par l’OMS
L’Organisation mondiale de la santé a indiqué, dans un communiqué publié le 3 mai 2026, qu’un cas d’infection à hantavirus avait été confirmé par des tests de laboratoire et que cinq autres passagers étaient suspectés d’être infectés, formant ainsi un total de six personnes touchées. L’OMS précise que des analyses supplémentaires, y compris le séquençage viral, sont en cours afin d’identifier précisément l’agent en cause et d’évaluer son lien epidemiologique avec les cas observés. L’organisation facilite également la coordination entre pays pour l’évacuation et le traitement des personnes malades.
Mesures prises à bord et opérations d’évacuation
Les autorités sanitaires nationales et internationales collaborent pour assurer la prise en charge médicale des passagers et de l’équipage. Des soins ont été fournis à bord et des transferts médicaux ont été organisés vers des structures spécialisées dès que la gravité des cas l’a exigé. Deux passagers présentant des symptômes supplémentaires ont été ciblés par des opérations d’évacuation coordonnées ; l’OMS a indiqué qu’elle soutenait les démarches entre États pour ces transferts. Des enquêtes épidémiologiques sont en cours pour retracer les contacts à bord et identifier l’origine probable de la contamination.
Caractéristiques de l’hantavirus et risques pour la santé publique
Les hantavirus sont un groupe de virus zoonotiques transmis principalement par les rongeurs, via leurs excréments, urine ou salive. Chez l’homme, certaines souches peuvent provoquer des formes sévères, incluant des syndromes respiratoires et des fièvres hémorragiques, qui peuvent être mortels si la prise en charge n’est pas rapide. La transmission interhumaine est rare pour la majorité des hantavirus, mais la détection d’un cas confirmé à bord d’un navire de passagers requiert des investigations approfondies afin de déterminer la souche impliquée et les risques pour les autres voyageurs et les communautés portuaires.
Enquête en laboratoire et implications opérationnelles
Les autorités ont lancé des tests complémentaires et le séquençage du virus détecté afin de confirmer l’identité exacte de l’agent pathogène et d’évaluer ses caractéristiques. Les résultats de ces analyses permettront d’orienter les recommandations de santé publique, les protocoles d’isolement et les exigences pour les évacuations internationales. Parallèlement, des investigations sanitaires à bord visent à identifier toute infestation de rongeurs ou contamination environnementale susceptible d’expliquer la source de l’infection, ainsi qu’à vérifier le respect des mesures de biosécurité.
L’OMS a souligné l’importance d’une coordination transfrontalière rapide pour la gestion des patients et la prévention d’une propagation éventuelle. Les autorités sanitaires locales des ports concernés, ainsi que les opérateurs du navire, ont été alertés pour renforcer la surveillance, fournir des prises en charge médicales adaptées et informer les passagers et l’équipage.
La situation reste évolutive : des tests complémentaires et des résultats de séquençage sont attendus pour éclaircir la nature exacte de l’agent infectieux et confirmer ou infirmer la transmission à bord. Les passagers et leurs familles ont été informés et des mesures de soutien médical et logistique ont été mises en place.