Iran menace de détruire les infrastructures régionales après les menaces de Trump
L’Iran menace de frapper des infrastructures énergétiques après les menaces de Trump sur les centrales
Le 22 mars 2026, l’Iran avertit qu’il frappera des sites énergétiques régionaux si les centrales iraniennes sont attaquées, en réponse aux menaces américaines.
Le 22 mars 2026, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a mis en garde contre des représailles majeures et durables après la menace du président américain Donald Trump d’attaquer les centrales électriques iraniennes si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert. Ghalibaf a déclaré, dans un message publié sur X, que les installations énergétiques et les infrastructures vitales de la région deviendraient des cibles légitimes et pourraient être « détruites de manière irréversible » en représailles à une attaque contre les centrales iraniennes. La déclaration survient après l’avertissement public de M. Trump du 21 mars 2026 selon lequel les États-Unis « anéantiraient » ces installations dans les 48 heures en cas de fermeture persistante du détroit.
Menaces publiques du président du Parlement iranien
Mohammad Bagher Ghalibaf a formulé ses propos en termes très fermes, précisant que toute frappe visant des centrales électriques iraniennes déclencherait des ripostes visant « les infrastructures énergétiques et pétrolières dans toute la région ». Il a ajouté que ces actions porteraient les coûts pour les marchés de l’énergie « pour une longue période ». Ses déclarations, postées le 22 mars, visent à dissuader toute opération militaire qui toucherait les réseaux électriques civils de l’Iran.
Position du Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI)
Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a émis un communiqué séparé affirmant qu’il fermerait complètement le détroit d’Ormuz si Washington passait aux attaques contre les installations énergétiques iraniennes. Le CGRI a aussi averti que les sociétés détenant des participations américaines seraient « complètement détruites » et que les installations situées dans les pays hébergeant des bases américaines seraient considérées comme des cibles légitimes en cas d’attaque contre l’Iran.
Situation du détroit d’Ormuz et blocages allégués
Les autorités iraniennes affirment que, depuis le 28 février 2026 — date à laquelle elles disent avoir été attaquées par des forces américaines et israéliennes — le détroit d’Ormuz est fermé aux navires liés aux « ennemis de l’Iran » mais reste ouvert aux autres pavillons. Le détroit d’Ormuz est une voie stratégique étroite qui transporte environ un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié ; sa fermeture ou sa restriction a déjà entraîné des perturbations majeures des marchés énergétiques.
Conséquences sur les marchés énergétiques mondiaux
La paralysie ou la menace de paralysie du passage maritime a provoqué ce que le texte qualifie de la pire crise pétrolière depuis les années 1970, avec des hausses de prix, une incertitude accrue sur l’approvisionnement et des perturbations de l’aviation civile. Les autorités iraniennes ont explicitement déclaré qu’une riposte à une attaque contre leurs centrales augmenterait le « prix du pétrole » sur une période prolongée, tandis que des incidents récents ont déjà affecté le trafic commercial et les assurances maritimes dans la région.
Répliques militaires et incidents transfrontaliers
Dans les semaines qui ont suivi le 28 février 2026, Téhéran rapporte avoir mené des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que des actions touchant la Jordanie, l’Irak et plusieurs États du Golfe. Les autorités iraniennes présentent ces opérations comme ciblant des « moyens militaires américains », et affirment que certains actes ont causé des pertes et des dommages aux infrastructures. Ces échanges ont intensifié les inquiétudes sur une escalade régionale plus large et sur des conséquences pour le transport aérien et maritime.
Appels internationaux et canaux diplomatiques
Face à la montée des tensions, des responsables politiques ont intensifié les contacts diplomatiques. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé, le 22 mars 2026, à une plus grande implication internationale contre l’Iran, soulignant la portée des capacités de frappe iraniennes. Parallèlement, des échanges diplomatiques ont eu lieu entre responsables de pays régionaux et internationaux : des consultations bilatérales et multilatérales ont été engagées afin de tenter d’éviter une escalade incontrôlée et d’ouvrir des voies de désescalade.
Les développements de ces dernières 24 heures maintiennent la région au bord d’une possible nouvelle phase d’affrontement militaire. Les gouvernements et acteurs commerciaux surveillent de près l’évolution au détroit d’Ormuz, les déclarations militaires et les réponses diplomatiques, conscients que toute attaque contre des infrastructures civiles pourrait provoquer des répliques étendues et des perturbations significatives des approvisionnements énergétiques mondiaux.