Iran mobilise une force volontaire Janfada après rassemblement massif à Téhéran
Des centaines de milliers à Téhéran pour le lancement d’une force volontaire paramilitaire
À Téhéran le 18 septembre 2026, le gouvernement a présenté Janfada-ye-Iran : des centaines de milliers de volontaires ont défilé et des armes ont été exposées.
Le 18 septembre 2026, la capitale iranienne a accueilli un vaste rassemblement organisé par les autorités pour dévoiler une force de volontaires nouvellement constituée, présentée comme une couche supplémentaire de sécurité aux côtés du Corps des Gardiens de la Révolution islamique et de la milice Basij. Des dizaines de rangs de participants en tenue de combat, certains munis de drapeaux et d’armes, ont défilé en centre-ville tandis que l’État exposait du matériel, notamment des drones et des batteries anti-aériennes. Les autorités ont annoncé des chiffres de participation substantiels, sans possibilité de vérification indépendante.
Rassemblement et déroulement de la journée
Le rassemblement a duré plusieurs heures et a mêlé parades, discours et démonstrations de matériel. Des volontaires ont pris position dans les artères centrales de Téhéran, visibles en uniforme de combat et organisés en unités. Le président Masoud Pezeshkian et le chef du Basij ont été présents lors de la manifestation, intervenant devant l’assemblée pour souligner la portée de l’initiative et la volonté d’unité nationale affichée par le gouvernement.
Présentation de la force volontaire Janfada-ye-Iran
Les autorités ont baptisé la campagne Janfada-ye-Iran, expression traduite par « ceux qui sacrifient leur vie pour l’Iran ». Le gouvernement a indiqué que cette formation recevra une instruction militaire limitée et des modules d’intervention d’urgence, afin d’agir en appui du Corps des Gardiens et des forces paramilitaires existantes. Lors du lancement, des responsables ont précisé que la campagne visait à constituer un vivier de volontaires entraînés pour répondre à différentes formes de menace ou de crise.
Effectifs annoncés et inscriptions
Le ministère et les responsables militaires ont fourni plusieurs estimations sur l’ampleur de la mobilisation. Les autorités ont avancé la présence de 313 000 personnes dans la capitale pendant le rassemblement, tandis que le chef du Corps des Gardiens de la Révolution a évoqué plus de 600 000 inscriptions à la campagne Janfada-ye-Iran et un objectif dépassant le million pour la formation. Par ailleurs, les autorités ont affirmé que quelque 30 millions de personnes s’étaient inscrites pour une éventuelle convocation, soit environ un tiers de la population nationale estimée à 86 millions d’habitants. Ces chiffres n’ont pas été corroborés indépendamment.
Matériel militaire et symbolique affichés
En marge des rangs de volontaires, l’État a exposé des équipements militaires : drones, batteries anti-aériennes et autres systèmes destinés à impressionner et à afficher une capacité défensive renforcée. Les images du rassemblement ont montré des participants portant des armes, ce qui a renforcé le caractère paramilitaire et symbolique de l’opération. Les dirigeants ont décrit cette démonstration comme une mise en garde destinée aux ennemis extérieurs et un message de dissuasion dans un contexte régional tendu.
Discours des responsables et tonalité des interventions
Lors de leurs allocutions, les dirigeants ont insisté sur la solidarité nationale et la préparation à une « défense complète ». Le chef du Basij a déclaré aux participants que la force volontaire constituerait un « cauchemar » pour les adversaires perçus, tandis que d’autres responsables ont formalisé l’idée d’une mobilisation populaire en temps de crise. Des volontaires ont pour leur part exprimé un sentiment patriotique, affirmant qu’ils ne permettraient pas que des tiers décident de l’avenir du pays.
Contexte économique et pressions internationales
Le lancement intervient dans un contexte économique tendu, marqué par un blocus naval et de nouvelles mesures punitives imposées à l’Iran par des puissances étrangères, selon les communications officielles. Les autorités ont dénoncé ce qu’elles qualifient de « guerre économique » visant à infliger des souffrances à la population et ont pointé des sanctions récentes contre des réseaux financiers et de monnaie numérique. Sur le plan intérieur, la mobilisation intervient après des mouvements de contestation passés qui ont profondément affecté l’équilibre politique et social ; la rhétorique officielle présente désormais la reprise en main de l’ordre public comme liée aux impératifs de sécurité nationale.
Les autorités placent cette campagne de volontaires au cœur d’une stratégie destinée à renforcer la résilience interne et la capacité de défense. L’annonce et la démonstration publique du 18 septembre 2026 sont destinées à marquer les esprits au moment où l’exécutif cherche à consolider le soutien populaire face à des défis économiques et géopolitiques. La portée réelle de cette force, son cadre juridique, la nature exacte de la formation délivrée et l’impact sur la sécurité intérieure demeurent des éléments à suivre dans les jours et semaines à venir.