Ismael Saibari : de l’appareil médical enfantin au maillot du Maroc au Mondial
Ismael Saibari, du handicap infantile à la Coupe du monde grâce à la rééducation et au sacrifice maternel
Ismael Saibari, passé d’un grave problème moteur dans l’enfance à la Coupe du monde avec le Maroc : retour sur sa rééducation, sacrifice maternel et ascension.
Ismael Saibari participe aujourd’hui à une Coupe du monde sous le maillot du Maroc, mais son parcours porte la marque d’une longue épreuve survenue dès la petite enfance. Né avec une anomalie motrice qui empêchait ses pieds d’être droits, il a dû porter un appareillage orthopédique pendant de longues périodes et suivre une rééducation soutenue. Ce chemin difficile, soutenu par l’engagement quotidien de sa famille — et en particulier de sa mère —, a permis à ce joueur de se transformer en titulaire potentiel des Lions de l’Atlas et d’attirer l’attention des clubs européens.
Une enfance marquée par des difficultés motrices
Dès l’âge de deux ou trois ans, Ismael Saibari a rencontré un trouble postural qui limitait sa capacité à marcher normalement. Les symptômes comprenaient des pieds mal alignés et une démarche entravée, situation qui a nécessité une intervention médicale précoce. Les contraintes physiques et psychologiques pour un tout-petit sont importantes : port d’un appareillage, séances régulières de soins et une adaptation continue de la vie familiale pour accompagner la rééducation.
Port d’un appareillage orthopédique et étapes de la rééducation
Pendant plusieurs années, Saibari a porté un dispositif orthopédique quasiment en continu, y compris la nuit. Cette contrainte exigeante pour un enfant a été accompagnée d’exercices de kinésithérapie, de consultations spécialisées et d’un suivi attentif pour corriger progressivement l’axe des membres inférieurs. La période de rééducation a alterné progrès et paliers, demandant patience et persévérance avant d’atteindre une mobilité suffisamment stable pour la pratique sportive.
Le rôle central de sa mère dans le quotidien
La figure maternelle apparaît comme un pivot dans ce récit. Sa mère a multiplié les gestes d’accompagnement : porter l’enfant pour l’aider à trouver le sommeil, veiller sur les soins quotidiens, organiser les rendez-vous médicaux et assumer des sacrifices personnels pour garantir la continuité du traitement. Le joueur lui-même reconnaît que sans cet appui ininterrompu il n’aurait pas pu surmonter ces premiers obstacles et envisager une carrière sportive. Le soutien familial a été, selon ses propos, déterminant après l’intervention divine et la prise en charge médicale.
De la rééducation au maillot national
La transition entre la marche assistée et la pratique du football s’est faite progressivement, par étapes. Une fois la posture corrigée et la musculature renforcée, Saibari a pu courir, contrôler le ballon et intégrer des structures de formation. Sa progression l’a conduit jusqu’à la sélection nationale, où il porte désormais le maillot du Maroc en phase finale mondiale. Son parcours illustre la possibilité de transformation physique et sociale lorsque rééducation, encadrement sportif et volonté personnelle se conjuguent.
Impact sur sa carrière professionnelle et retombées économiques
Sur le plan professionnel, la trajectoire sportive de Saibari s’est traduite par une montée en visibilité et des mouvements de clubs : un investissement initial modeste, estimé autour de 200 000 euros, s’est avéré rentable pour son club formateur, qui a vu la valeur de son joueur croître avec ses performances. Cette évolution financière reflète aussi l’effet d’une réussite personnelle sur le marché du football, où les histoires de résilience augmentent l’aura d’un joueur et peuvent accélérer son ascension vers des effectifs de haut niveau.
La transformation d’un enfant contraint par un handicap moteur en un footballeur apte à évoluer sur la scène internationale souligne l’importance des dispositifs médicaux précoces, du suivi thérapeutique et du soutien familial. Au-delà des chiffres et des transferts, c’est une histoire humaine où la patience, le soin quotidien et le sacrifice discret d’une mère ont posé les bases d’un parcours sportif reconnu aujourd’hui sur la plus grande scène du football.