Kenya six manifestants retrouvés blessés affirment avoir été torturés un est porté disparu
Kenya : six manifestants retrouvés blessés après des arrestations lors de commémorations, un militant porté disparu
Six personnes retrouvées blessées à Nairobi après des arrestations lors de commémorations; un manifestant demeure porté disparu. Des appels se multiplient pour une enquête indépendante et des comptes rendus.
Résumé des faits clés
Six manifestants arrêtés lors de rassemblements commémoratifs ont été retrouvés samedi matin « abandonnés » dans différents quartiers de Nairobi et transférés à l’hôpital pour soins urgents, tandis qu’un autre militant reste porté disparu. Les personnes retrouvées affirment avoir été battues et soumises à des actes de torture pendant leur détention. En parallèle, des centaines d’arrestations ont eu lieu à travers le pays pendant ces commémorations.
Circonstances des arrestations et découvertes
Les arrestations ont eu lieu jeudi, au moment où des collectifs organisaient des commémorations pour les victimes d’une manifestation meurtrière de 2024. Les six personnes retrouvées — Collins Ochieng, Muteti Mulinge, Michael Ngigi, Elisha Alam, Fredrick Ojiro et Christine Walubengo — étaient injoignables depuis leur arrestation et ont été localisées séparément à l’aube du samedi. Les témoignages indiquent qu’elles ont été laissées au bord de la route et transportées d’urgence vers des établissements de santé après la découverte de blessures visibles.
Situation du militant porté disparu
Un manifestant identifié comme Davis Lichuma demeure porté disparu depuis les arrestations de jeudi. Les recherches se poursuivent et les proches réclament des informations sur son lieu de détention ou son sort. L’absence d’information officielle sur sa localisation alimente les inquiétudes de la société civile et des familles quant au risque de disparitions forcées.
Allégations de mauvais traitements et demandes d’enquête
Les personnes retrouvées disent avoir été victimes de passages à tabac et d’actes qualifiés de torture pendant leur garde à vue. Ces allégations suscitent des appels pour une enquête indépendante, impartiale et rapide conduite par les mécanismes chargés de la surveillance des forces de l’ordre et des droits humains. Les demandes incluent des enquêtes médicales pour documenter les blessures, la mise en place de procédures disciplinaires le cas échéant et la communication transparente des conclusions au public.
Chiffres des arrestations et déroulement judiciaire
Lors des rassemblements commémoratifs, environ 355 personnes ont été arrêtées à travers le pays, a indiqué un responsable du gouvernement. Une partie des personnes arrêtées a comparu devant les juridictions compétentes dès le lendemain, et plusieurs d’entre elles restent en instance de poursuites. Les arrestations massives ont été menées dans plusieurs villes et ont ciblé des manifestants réunis pour marquer le deuxième anniversaire d’une grande mobilisation en 2024, au cours de laquelle de nombreux civils avaient été tués par des tirs des forces de sécurité.
Contexte des tensions et antécédents
Le Kenya a connu, au cours des dernières années, des épisodes de violences policières et de répression lors de manifestations politiques et sociales. Des bilans élevés en morts et blessés lors des mouvements de 2024 et 2025 ont renforcé les demandes d’un contrôle effectif des pratiques policières et d’un mécanisme de reddition de comptes. La persistance d’allégations de traitements cruels et de disparitions forcées place la situation dans un cadre de préoccupations continues pour la communauté des droits humains et pour les familles des victimes.
Conséquences politiques et sociales attendues
La découverte des six personnes blessées et la disparition d’un militant risquent d’intensifier les tensions entre les autorités et les milieux de la société civile. Les appels à des enquêtes indépendantes et à la transparence devraient mettre la pression sur les institutions chargées de la supervision policière. Des mobilisations supplémentaires et des demandes de protection judiciaire pour les manifestants sont probables si les enquêtes tardent à produire des résultats publics.
Les autorités locales et nationales sont désormais confrontées à l’urgence de clarifier les circonstances des arrestations, de rendre compte des procédures suivies et d’assurer que toute allégation de torture soit examinée sans délai. Les familles des personnes concernées et les organisations de défense des droits exigent des réponses concrètes et la prise de mesures pour prévenir de nouveaux abus.