La construction marocaine s’améliore au 1er trimestre 2026 selon le HCP
La construction au Maroc retrouve de l’élan au 1er trimestre 2026 : la plupart des indicateurs sont en amélioration, relève le HCP
Le secteur de la construction au Maroc retrouve de la vigueur au 1er trimestre 2026 : amélioration des indicateurs, dynamisme résidentiel et projets publics.
Le Haut‑Commissariat au Plan (HCP) relève une amélioration générale de la conjoncture dans la construction au premier trimestre 2026 par rapport au quatrième trimestre 2025, marquant une inflexion positive après une période de ralentissement. La plupart des indicateurs suivis par l’enquête trimestrielle montrent une progression de l’activité, une hausse des commandes et une meilleure perception des acteurs du secteur. Cette évolution intervient dans un contexte où la demande résidentielle coexiste avec des chantiers publics et privés relancés.
Bilan trimestriel du HCP
Le rapport trimestriel du HCP traduit une tendance favorable : indices d’activité, carnets de commandes et intentions d’embauche se sont renforcés au T1 2026. Les entreprises interrogées ont signalé une nette amélioration de leur niveau d’activité et une augmentation de la charge de travail par rapport à la fin de 2025. Cette amélioration touche plusieurs segments du secteur, sans pour autant homogénéiser la reprise sur tout le territoire.
Dynamique de la demande résidentielle
La reprise est en grande partie portée par le segment résidentiel. Une demande soutenue pour le logement, stimulée par une stabilisation des prix et un regain de confiance des ménages, a relancé les projets de construction neuve et les rénovations. Les promoteurs indiquent une reprise des ventes dans certaines grandes agglomérations, tandis que les petites et moyennes opérations commencent également à reprendre progressivement.
Impact des projets publics et privés
Les chantiers d’infrastructures publiques et les investissements privés ont joué un rôle d’impulsion. Le lancement ou la reprise de travaux routiers, d’équipements publics et de projets immobiliers mixtes a contribué à l’augmentation des commandes et à une utilisation plus soutenue des capacités des entreprises. Les grands donneurs d’ordre publics ont, pour certains, accéléré des marchés mis en attente, entraînant des effets d’entraînement sur les sous‑traitants.
Approvisionnement et coûts des matériaux
L’évolution des approvisionnements et des prix des matériaux reste un facteur clé. Les acteurs signalisent une amélioration relative des délais de livraison et une stabilisation de certains coûts après des tensions antérieures, ce qui a permis de relancer des chantiers bloqués. Toutefois, la volatilité des prix des matières premières importées demeure une contrainte pour la maîtrise des coûts et la planification des projets.
Financement et emploi dans le secteur
L’accès au crédit et la structure du financement continuent d’influencer le rythme de la reprise. Une amélioration des conditions de financement pour certains segments a soutenu la demande, mais des entreprises reportent encore des difficultés à obtenir des lignes de crédit adaptées. Sur l’emploi, le secteur a enregistré une hausse des intentions de recrutement au premier trimestre, reflétant un besoin accru de main‑d’œuvre qualifiée pour absorber la montée d’activité.
Risques et perspectives pour le reste de 2026
Malgré les signes positifs, plusieurs risques pourraient freiner la consolidation de la reprise : hausse durable des coûts des intrants, tensions sur la trésorerie des entreprises, ralentissement de la demande externe, ou encore contraintes réglementaires et foncières. La pérennité de la reprise dépendra de la capacité des acteurs à sécuriser les financements, à stabiliser les approvisionnements et à ajuster les capacités de production aux commandes effectives.
Le redressement observé au premier trimestre 2026 dessine toutefois un scénario favorable si les conditions macroéconomiques restent stables et si les décideurs publics et privés poursuivent des politiques d’accompagnement adaptées au secteur.