La culture de la pastèque menace
Dans la région de Tassrtirt, près de Ouarzazate, les résidents et les acteurs de la société civile ont une menace environnementale croissante: l’épuisement de la nappe phréatique. Ils soulignent l’expansion jugée «irrationnelle» de la culture de la pastèque, réalisée par des investissements étrangers, dans une région déjà affaiblie par la sécheresse.
Les résidents de la commune d’Iznaguen rapportent des conséquences directes sur leurs ressources en eau, avec “une baisse sévère du niveau des puits” et “sécher” de plusieurs sources historiques depuis l’intensification de cette culture. Un résident a exprimé sa crainte que les investisseurs, à la recherche de bénéfices rapides, ne soient pas affectés par la pénurie, tandis que “les habitants locaux et leurs enfants paieront le prix élevé”.
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L’acteur associatif Abdellah Sfinte qualifie cette pratique insupportable de surexploitation pour les réserves souterraines de la région. Il se souvient que la culture de la pastèque est extrêmement gastronomique dans l’eau: la production d’un seul kilogramme nécessiterait entre 200 et 300 litres et une seule pastèque de taille moyenne jusqu’à 2000 litres. Il avertit que la continuation de cette agriculture pourrait conduire la région à la “soif” et à un “exode forcé”.
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Face à cette situation, les habitants d’Iznaguen ont fait appel aux autorités pour une intervention d’urgence. Ils exigent l’interdiction de la culture de la pastèque dans les zones touchées par la rareté de l’eau, le contrôle strict du forage des puits, le pompage des restrictions et le soutien aux agriculteurs locaux pour les diriger vers des cultures alternatives et durables.