La France durcit les visas, les entreprises marocaines étouffées
La situation devient intenable pour les chauffeurs routiers. Alors qu’ils étaient habitués à obtenir leur visa sans difficulté pour voyager au sein de l’espace Schengen, ils se heurtent désormais à un mur administratif. Malgré des dossiers complets et le respect scrupuleux des règles de séjour par le passé, les refus se multiplient.
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Ce blocage arrive au pire moment. En plein pic d’activité commerciale entre le Maroc et l’Union européenne, l’extrême lenteur de traitement des demandes bouleverse complètement les plannings. Des contrats sont annulés et des livraisons reportées faute de chauffeurs autorisés à traverser la Méditerranée.
Un commerce menacé
Mustapha Chaoune, secrétaire général de l’Organisation démocratique du transport et de la logistique, cité par Hespressdonne l’alarme. Il dénonce des refus « injustifiés » qui placent les entreprises marocaines dans une position impossible vis-à-vis de leurs partenaires européens.
Les conséquences économiques sont graves. Outre les pertes financières directes liées à l’immobilisation des camions, c’est la réputation de l’ensemble du secteur qui est en jeu. La fiabilité des transporteurs nationaux est mise à mal par ces contraintes diplomatiques qui les dépassent.
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Face à l’impasse, les syndicats appellent l’ambassade de France à Rabat à intervenir en urgence pour rationaliser les procédures. Sans un retour rapide à la normale, des années de relations commerciales de confiance risquent d’être définitivement affaiblies.