La production céréalière du Maroc atteindra près de 90 millions de quintaux cette saison
La production céréalière du Maroc devrait atteindre des niveaux record en 2023
La production céréalière au Maroc devrait atteindre près de 90 millions de quintaux cette année, un doublement significatif par rapport à l’année précédente.
Conférence au Salon international de l’agriculture de Meknès
Au Salon international de l’agriculture de Meknès, le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a annoncé des perspectives encourageantes pour la campagne céréalière 2023. La production, qui était de 44 millions de quintaux l’année dernière, devrait presque doubler cette saison. Cette relance témoigne d’une amélioration des conditions climatiques, favorable notamment aux cultures de blé et d’orge.
Une augmentation des superficies ensemencées
Les données communiquées par l’agence CARTE révèlent que les superficies cultivées ont également bénéficié de cette dynamique. Il y a eu un saut significatif dans les terres ensemencées, atteignant 3,9 millions d’hectares, contre seulement 2,6 millions un an auparavant. Cette augmentation substantielle souligne les efforts déployés par le gouvernement pour revitaliser le secteur agricole et optimiser l’utilisation des ressources.
Impact macroéconomique positif
Cette relance agricole a des répercussions directes sur l’économie nationale. D’après un rapport du Haut-commissariat au Plan, la croissance économique du Maroc devrait grimper à 5 % au premier trimestre 2026, supérieur à la croissance de 4,1 % enregistrée à la fin de 2025. Ce chiffre est significatif, surtout dans un contexte mondial marqué par la hausse des prix de l’énergie, en grande partie due au conflit au Moyen-Orient.
Des défis persistants malgré les succès
Cependant, il convient de noter que tout n’est pas rose. Alors que les pluies bénéfiques ont favorisé les récoltes, elles ont également entraîné des drames tragiques. En décembre 2022, des crues soudaines à Safi ont coûté la vie à 37 personnes, marquant le bilan le plus lourd en une décennie. En février de cette année, des pluies torrentielles dans le nord du pays ont causé la mort de quatre personnes et l’évacuation de 180 000 autres. Les inondations, qui ont submergé 110 000 hectares dans les régions de Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane, soulignent les risques accrus liés aux conditions climatiques.
Une prise de conscience collective pour l’avenir
Les événements récents mettent en lumière la nécessité d’une prise de conscience collective concernant la gestion des ressources en eau et des infrastructures. Face aux aléas climatiques, la capacité d’adaptation du pays sera mise à l’épreuve. Les autorités doivent agir pour renforcer les systèmes d’alerte et prévenir de futures tragédies, qui menacent non seulement les vies humaines, mais aussi les progrès réalisés sur le plan agricole.
Une vision optimiste pour l’agriculture marocaine
Malgré ces défis, l’avenir semble prometteur pour l’agriculture marocaine. Les efforts déployés pour moderniser le secteur et maximiser la productivité des terres portent leurs fruits. Avec des conditions climatiques favorables et une augmentation des superficies cultivées, le royaume pourrait bien entamer une nouvelle phase de prospérité agricole. La combinaison de la relance du secteur et de la croissance économique pourrait permettre au Maroc de solidifier sa position en tant que leader agricole dans la région.
Cette dynamique représente un tournant pour le pays, propice aux investissements et à la création d’emplois, tout en garantissant la sécurité alimentaire pour un avenir durable.