La Roumanie considère l’autonomie sous souveraineté marocaine comme solution au Sahara
La Roumanie considère l’autonomie sous souveraineté marocaine comme solution viable au différend du Sahara
La Roumanie se prononce en faveur du plan d’autonomie marocain de 2007, estimant qu’il offre une base crédible et réaliste pour une solution durable au dossier du Sahara. (159 caractères)
La Roumanie a transmis à Rabat un message officiel du président Nicușor Dan indiquant que son pays considère l’autonomie réelle sous souveraineté marocaine comme une solution viable au différend du Sahara. Ce positionnement, formalisé après une analyse approfondie des évolutions du dossier, qualifie le plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007 de « base la plus appropriée, sérieuse, crédible et réaliste » pour parvenir à un règlement juste et durable. Le message a été remis au ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, par Dacian Cioloș, conseiller du président roumain et ancien Premier ministre.
Message officiel du président roumain
Le président Nicușor Dan a choisi d’adresser un message formel au Roi Mohammed VI signalant l’évolution de la position de Bucarest. Selon le contenu communiqué par le ministère marocain des Affaires étrangères, la déclaration résulte d’une réflexion approfondie sur la trajectoire du dossier du Sahara et de la situation régionale. La formulation employée met l’accent sur la combinaison de souveraineté et d’autonomie comme cadre politique susceptible de satisfaire les exigences de stabilité et de reconnaissance internationale.
Soutien explicite au plan d’autonomie de 2007
La Roumanie reprend explicitement les éléments du plan d’autonomie présenté par le Maroc en 2007, le qualifiant de fondement sérieux et réaliste d’un règlement. Le texte souligne que cette approche offre un équilibre entre souveraineté et garanties locales, position que Bucarest juge compatible avec ses engagements européens et internationaux. Le rappel du dossier de 2007 confirme que la proposition marocaine conserve une place centrale dans les discussions diplomatiques actuelles.
Remise du message à Rabat par Dacian Cioloș
La transmission du message par Dacian Cioloș, figure politique roumaine connue pour avoir exercé les fonctions de Premier ministre, donne un caractère officiel et politique élevé à la démarche. La remise à Nasser Bourita marque une étape formelle dans la consultation entre les deux États et permet d’inscrire cette évolution dans le calendrier des relations bilatérales. Cette démarche diplomatique se veut à la fois respectueuse des sensibilités régionales et conforme aux mécanismes de coopération entre la Roumanie et le Maroc.
Soutien européen et au sein de l’ONU
Le ministère marocain souligne que l’évolution de la position roumaine s’inscrit dans une dynamique internationale plus large en faveur de la souveraineté du Maroc sur son Sahara et du plan d’autonomie. Le communiqué mentionne qu’une trentaine de pays européens, dont 24 États membres de l’Union européenne, ainsi que plus des deux tiers des États membres des Nations unies, soutiennent désormais ce cadre. Cette réalité diplomatique renforce la perception d’un basculement progressif des soutiens internationaux vers la solution prônée par Rabat.
Conséquences pour le processus de négociation
La reconnaissance par un État membre de l’Union européenne d’une telle solution potentielle peut peser sur les discussions multilatérales en cours et sur les démarches de médiation. En pratique, l’adhésion de pays supplémentaires renforce la légitimité politique du plan d’autonomie et peut encourager des initiatives visant à relancer des négociations encadrées par des institutions internationales. Sur le terrain diplomatique, il s’agit d’un signal susceptible d’accélérer la recherche de compromis politiques et d’inciter les parties à privilégier des voies pragmatiques.
La position roumaine, rappelant un appui antérieur et saluant les efforts menés en 2022 par le Royaume, illustre une convergence accrue entre engagements régionaux et prises de position européennes. Ce développement devrait figurer parmi les éléments examinés lors des prochains gestes diplomatiques et consultations bilatérales, alors que Rabat poursuit son travail de consolidation des soutiens internationaux en faveur de son projet d’autonomie.